Le contrôle de l'aération permet de maîtriser la qualité de l'air ambiant en évitant l'accumulation de gaz irritants ou malodorants, de limiter les risques de contamination aérienne et d'influer sur la température ambiante.Les gaz se déplacent en fonction de leur température et de leur densité par rapport à l'air.Ainsi, l'ammoniac (produit par la fermentation des excréments), plus léger que l'air, aura tendance à s'accumuler en hauteur tandis que le gaz carbonique (environ 15 litres par heure produits par l'expiration pulmonaire d'un chien de 20 kg), plus lourd que l'air, aura tendance à stagner dans les couches inférieures. L'odeur ambiante permet donc de renseigner sur les défaillances de ventilation et leur localisation, l'idéal en élevage canin étant de ne sentir ni odeur ni courant d'air. Des taux de 3500 ppm (3,5 l/m) pour le gaz carbonique et de 15 ppm pour l'ammoniac sont les maxima supportables par les chiens.A cet effet, l'aération doit assurer environ 5 renouvellements d'air par heure en hiver et jusqu'à 30 renouvellements d'air par heure en été pour évacuer les odeurs. La vitesse de l'air peut se mesurer à l'aide d'un anémomètre ou s'apprécier beaucoup plus simplement par la méthode de la bougie. En introduisant une bougie allumée dans un box, la flamme doit vaciller sans trop s'incliner, ce qui correspond à une vitesse de l'air inférieure à 30 centimètres par seconde soit moins d'1 km/h.(voir schémas)
En l'absence d'animaux, la circulation de l'air peut être matérialisée par la méthode des fumigènes qui permet de visualiser les entrées et les sorties d'air pour contrôler les bouches d'aération et le système de chauffage.
La maîtrise de l'aération dans les boxes, sans faire appel à des techniques onéreuses comme la ventilation mécanique, passe donc par une bonne orientation des ouvertures par rapport aux vents dominants, par une maîtrise logique du gradient de température, par l'étanchéité des jointures et enfin par le réglage des points d'aération et d'extraction.
Il est rare de mesurer une hygrométrie trop basse en élevage, l'air exhalé par les chiens contenant déjà de la vapeur d'eau. L'idéal dans un chenil se situe aux environs de 65% d'humidité.
Ce paramètre est cependant assez difficile à maîtriser dans la mesure où il dépend essentiellement des conditions climatiques.
Toutefois, il a peu d'influence sur la santé et la régulation thermique des chiens si la température est maintenue aux alentours de 15 à 20°C.
Si la température est trop élevée, une humidité excessive limite l'efficacité de la perspiration pulmonaire des chiens, principal facteur de diminution de leur température interne. A l'inverse, si la température est trop basse, l'humidité excessive augmente encore les déperditions thermiques.
Si l'on ne dispose pas d'un hygromètre (difficile à entretenir et à étalonner), il est facile de vérifier au moins l'absence d'odeurs et de condensation sur les murs et les vitres. La présence de gouttelettes d'eau sur ces parois témoignerait d'une humidité excessive favorisant le développement de moisissures et de certaines maladies respiratoires et cutanées (mycoses notamment).
De plus, les micro-gouttelettes d'eau qui constituent le brouillard forment le principal support des odeurs. L'utilisation trop intensive de la pompe à haute pression peut en être responsable.
Pour réduire ces nuisances, il faut donc limiter l'utilisation d'eau de nettoyage (en ramassant ou en aspirant au préalable les déchets), éviter de mouiller les matériaux poreux ou perméables responsables d'un relargage progressif de l'humidité et laver les courettes pendant la période d'ensoleillement. Il est donc déconseillé d'utiliser le jet d'eau ou la pompe à haute pression en routine.
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