L'agression hiérarchique est aussi bien décrite lors d'agressions entre chiens qu'entre homme et chien. Cette agression est déclenchée dans un contexte où le chien voit ses prérogatives de dominant remises en question, tant au sein de la meute chiens que de la meute chien-homme. Un animal dominant est un individu qui assure la cohésion du groupe social en inhibant l'agressivité des autres membres de la meute. Le chien dominant mange en premier, mange lentement et aime être regardé par ses sujets. Il contrôle l'occupation du territoire et de l'espace ainsi que le déplacement de ses sujets. Il est donc souvent situé dans un lieu stratégique, ce qui lui permet de tout surveiller. Il contrôle la reproduction et gère l'activité sexuelle du groupe.
Une chienne ou un chien dominant(e)peut saillir devant les autres membres de la meute. Au sein de la meute humaine (la famille par exemple), on constatera une exacerbation en présence du maître du même sexe. En revanche, un chien dominé ne pourra pas se reproduire devant les autres chiens dominants pas plus que devant des maîtres dominants. Il existe une inhibition en présence du maître du même sexe.
Les propriétaires dominants ne doivent pas assister à la saillie de leur animal. Le chien dominant chevauche ses congénères, des personnes du même sexe, voire des coussins, et cela devant tout le monde. Le chevauchement n'est pas un acte d'homosexualité, mais un acte de dominance. La remise en cause de ses prérogatives de dominant peut être à l'origine d'agression hiérarchique avec une séquence comportementale typique (menace, morsure et apaisement), aussi bien vis-à-vis des chiens que de l'homme.
L'apaisement avec l'homme se déroule comme entre chiens. Parfois, le chien vient lécher le membre mordu présenté par le maître qui pense que son chien vient lui demander pardon.
L'agression par irritation est déclenchée par les frustrations comme la faim, la douleur, ou par le maintien d'un contact physique initié par un dominant (cas du maître qui veut caresser son chien ou le brosser). L'agression territoriale est déclenchée lors de toute intrusion dans le champ d'isolement ou dans le territoire de la meute. Quant à l'agression maternelle, la présence de chiots est indispensable pour son déclenchement, mais il peut s'agir aussi d'un jouet, d'une peluche, voire d'une pantoufle.
Elle est généralement déclenchée par la douleur, les privations (faim ou soif), les frustrations (récompense remplacée par une punition) ou la persistance d'un contact physique alors que les signaux d'arrêt étaient émis. C'est le cas des morsures lorsque l'on veut câliner son chien. Cette forme d'agression est systématiquement présente chez les chiens dominants.
Les hormones sexuelles renforcent ce type d'agression, surtout au début de la puberté. Ainsi la castration précoce permet-elle de diminuer la fréquence des agressions, mais le maître s'en inquiète souvent trop tard.
Si ce type d'agression apparaît brutalement (chez un chien parfaitement intégré), il peut s'agir d'agressions déclenchées par une affection organique ou une atteinte des organes sensoriels telles que les otites, l'arthrose, la surdité, la cécité ou, tout simplement, une anomalie de la perception de la lumière (Caniche, Briard, Colley, Berger des Pyrénées).
L'agression par irritation devient très vite une habitude et le chien ne présente plus de phase de menace ; il mord d'emblée.
L'agression territoriale est déclenchée par l'intrusion d'un individu étranger dans le territoire de la meute.
Le défenseur vient à l'encontre de l'intrus en aboyant puis en grognant, le poil hérissé, queue et oreilles dressées, s'arrête à quelques mètres et le fixe. Si l'intrus reste, le défenseur gratte d'abord le sol avec les quatre pattes, puis urine ; si l'intrus n'a pas reculé, le défenseur attaque.
Dans une maison, le chien empêche toute personne étrangère à la maison de rentrer en prenant les mêmes postures que précédemment.
L'agression maternelle, elle, se base sur le même principe, sauf que c'est la présence d'un chiot (ou analogue affectif : chiffon, jouet...) qui déclenche l'agression et non un individu.
Dans ce type d'agression, les hormones sexuelles ont une action facilitatrice.
Le centre de contrôle est encore inconnu.
Souvent, ces comportements d'agression se retrouvent chez une chienne développant un dysfonctionnement génital, donc hormonal.
Site et CRM réalisé par ActivSoft Zenengo