Déclaration de saillie : quelle que soit la technique utilisée pour la saillie ou l'insémination, pour qu'une portée puisse être inscrite par la Société centrale canine (SCC) au Livre des origines français (LOF), il est indispensable :- de s'assurer au préalable que les deux géniteurs ont eux-mêmes été enregistrés à titre définitif au LOF à la suite de leur examen de confirmation (enregistrement attesté par leur pedigree),- que le propriétaire de la chienne ait bien adressé à la SCC le certificat de saillie dans les quatre semaines suivant la saillie ou l'insémination.
La saillie : après avoir sélectionné les géniteurs et estimé le moment de l'ovulation, la femelle est présentée à l'étalon pour une saillie. Pour des raisons d'hygiène, il est utile de vérifier au préalable l'absence de lésions génitales chez les partenaires pour limiter les risques de maladies sexuellement transmissibles (herpès virose canine notamment). Dans ce domaine, une bonne hygiène préventive (nettoyage régulier du fourreau, propreté des sols) et des contrôles sérologiques réguliers sont préférables pour éviter le recours au dernier moment à des antiseptiques souvent spermicides et donc responsables de certains échecs de fécondation.
Dans les races à poils longs, le toilettage de la femelle par lissage, écartement ou tonte des poils en région périvulvaire facilite la saillie.L'accouplement commence par une brève phase de cour et de flairage qui fait croître l'excitation des partenaires. L'érection permise par la rigidité de l'os pénien et par l'afflux de sang dans le tissu érectile permet alors l'intromission du pénis. Celle-ci déclenche des contractions vaginales chez la femelle qui favorisent l'ascension des spermatozoïdes, le maintien de l'érection et le verrouillage du mâle pendant l'éjaculation.
Cette phase doit durer au moins cinq minutes, mais peut durer plus d'une demi-heure si les mouvements de la femelle maintiennent la striction des bulbes érectiles.Dans la majorité des cas, si le moment est opportun, les deux partenaires choisis se débrouillent très bien tout seuls et il n'est pas nécessaire de les perturber par une quelconque présence. Une observation discrète à distance (ou par un système vidéo) suffit généralement pour vérifier l'acceptation mutuelle et que le verrouillage a bien eu lieu. Notons qu'une saillie sans verrouillage peut être fécondante même si la prolificité est alors généralement diminuée.
Malgré les progrès réalisés dans le diagnostic de l'ovulation, il est plus prudent d'assurer systématiquement le doublement de la saillie 48 heures plus tard. Il n'est toutefois pas nécessaire d'assurer plus de deux saillies quand le suivi de l'ovulation de la chienne a été correctement effectué.
Bien que les risques de superfécondation (fécondation par plusieurs mâles différents) soient moindres chez la chienne que chez la chatte, il est cependant conseillé de l'isoler des autres mâles jusqu'à disparition totale des signes d'oestrus.
La superfétation (saillie fécondante pendant la gestation) ne s'observe pas dans l'espèce canine.
Certains propriétaires laissent leur lice pendant quelques jours sur le lieu de résidence de l'étalon après avoir signé un contrat de saillie. Celui-ci peut s'inspirer du règlement international adopté par la FCI en juin 1979 (en remplacement de la coutume de Monaco). Le contrat de fermage, quant à lui, régit les conditions auxquelles un éleveur cède une lice à un tiers sous réserve d'en obtenir les chiots sevrés.
Si, pour de multiples raisons, la saillie naturelle s'avère impossible entre les deux partenaires sélectionnés, le recours aux techniques d'insémination artificielle s'impose.