ESB, suite:en se référant à l'arrêté qui interdit l'utilisation des farines animales, les fabricants d'aliments pour chiens et chats se trouvent embarrassés. Son application stricte viendrait remettre en cause de nombreuses formules alimentaires.
par A. Bennetot
En se référant à l'arrêté qui interdit l'utilisation des farines animales, les fabricants d'aliments pour chiens et chats se trouvent embarrassés. Son application stricte viendrait remettre en cause de nombreuses formules alimentaires. Ce qui ne serait pas sans poser de problèmes, d'un point de vue économique, mais surtout sur le plan alimentaire.
Le ministère de l'agriculture, via la sous-direction de la Santé et de la Protection Animale, vient de publier une note, précisant les conditions d'enregistrement des établissements de transformation de matières à faible risque en protéines et graisses animales, au titre de l'arrêté du 2 mai 1994. Ces précisions permettent de définir les modalités de fabrication des sources de protéines qui restent utilisables par les pet-food.
L'arrêté du 14/11/2000 précise que « l'emploi des farines de viande, des farines d'os; des farines de viande osseuse ainsi que toute autre protéine animale, à l'exception des protéines issues du lait, des produits laitiers ou des ovoproduits, des cretons ainsi que de la gélatine de couenne de porc; des graisses issues de la transformation des os destinés à la production de la gélatine; des graisses obtenues à partir de farines de viande, de farines de viande osseuse, de farines de volailles, de farines de plumes ou de farines de poisson, est suspendu dans l'alimentation des animaux de compagnie et la fabrication d'aliments destinés aux animaux de compagnie. »
Mais il précise également que cette interdiction ne s'applique pas si les produits cités ont été fabriqués pour les établissements enregistrés comme producteurs (spécifiquement) d'aliments pour les animaux de compagnie, et si les matières premières proviennent d'établissements bénéficiant d'un agrément pour la mise sur le marché de produits destinés à l'alimentation humaine.
Sous-produits d'abattoirs
Sous-produits de découpe
Graisses et cretons provenant de fondoirs
Sang déshydraté
Cretons provenant d'établissements procédant à la production de graisses animales préparées à partir d'os de ruminants
Graisses de cuisson
Graisses d'os à gélatine
Sous réserve de répondre aux normes strictes mises en œuvre, les producteurs de protéines animales transformées issues de co-produits animaux autres que ruminants peuvent être enregistrés. Les sources de matières premières doivent être clairement identifiées et ne provenir que d'établissements ne procédant pas à l'abattage de ruminants ni ne transformant de produits issus de ruminants.
Enfin, les établissement qui mettent en œuvre ces produits doivent produire exclusivement des aliments pour animaux domestiques, à l'exclusion de tout autre aliment pour animaux.
La note du ministère parue début décembre permet de clarifier la situation. Elle ne remet pas en cause l'utilisation des farines animales dans la fabrication d'aliments pour animaux domestiques, mais exige une traçabilité au sein de la filière et exclut les risques de contamination croisée.
L'industrie du Pet-food est donc rassurée. Seules quelques firmes produisant à la fois des aliments pour chiens et chats et de l'aliment du bétail se trouvent contraints de revoir leur organisation. Les autres doivent s'assurer que leurs fournisseurs de matières premières répondent à ces nouvelles exigences mises en place selon le fameux "principe de précaution".
La formulation des aliments ne devrait donc pas changer fondamentalement et les industriels ne devraient pas avoir de mal à s'approvisionner.
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