Paradoxalement, la cynophilie japonaise est plutôt récente. Ce n’est guère qu’après 1945 que les activités typiquement cynophiles se sont organisées. En 1948, trois ans après les grandes réformes qui ont bouleversé la politique japonaise, le prédécesseur du futur Japan Kennel Club, appelé The All Japan Guard Dog Association, voyait le jour. La première exposition canine de la jeune association se déroula le 23 novembre 1949 dans le Parc Ueno Ikenohata où 240 chiens furent examinés par le jury. Au milieu des années 50, la possession d’un chien de race est un hobby qui s’empare de nombreuses familles japonaises et le nombre d’inscriptions commence à croître de manière évidente.
En 1963, après une réunion extraordinaire des différentes fédérations canines existantes, le Japan Dog Federation était créé, demandant rapidement son adhésion, pour la région Asie, à la Fédération cynologique internationale. Quelques années plus tard, le siège social de la fédération ouvrait à Tokyo et prenait l’initiative de former l’Asian Kennel Union, réunissant les fédérations cynophiles de la région. Ce n’est qu’en 1976 que le JDF changeait pour son appellation actuelle de Japan Kennel Club, plus connue sous le sigle de JKC. En 1982, l’exposition mondiale FCI était confiée au JKC pour la première fois de son histoire. Dès 1987, l’informatique entrait en fanfare au JKC, tant pour l’enregistrement des portées que l’établissement des pedigrees. Le « computer age » semblait logique, nous sommes au Japon !
Actuellement, le JKC est présidé par Mitsuteru Hoshi, cinquième président en exercice qui a boosté la cynophilie japonaise avec des chiffres éloquents : 160 000 membres, 1100 associations affiliées et la barre des 450 000 inscriptions annuelles est franchie. Chaque année, la plus grande exposition japonaise se déroule à Tokyo, il s’agit du FCI Asian International Dog Show. En 2001, il avait réuni 2685 chiens représentant 116 races différentes.
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