A en juger par la croissance exponentielle de leurs effectifs depuis 1994, près de dix races peuvent gagner des places et former le Top 10 de demain :
Le Golden Retriever : En 1994, il frôlait les 1500 naissances (1478 exactement. Depuis, sa croissance continue et sa 3ème place sur le podium en 2001 augurent de son potentiel. D’ici deux ou trois ans, face au Labrador et, pourquoi pas, au Berger Allemand, il pourrait bien se retrouver en tête.
Le Rottweiler : Voici l’exemple le plus significatif de la vogue des Molosses. Ce bouvier allemand qui voit ses effectifs baisser partout dans le monde, continue sa percée en France. Non seulement il est devenu le chien de protection le plus répandu mais il a de fortes chances de continuer à progresser. L’élevage français est aujourd’hui capable de sortir des chiens compétitifs sur le plan international et suit de très près les grandes tendances de la sélection contemporaine.
Le Cavalier King Charles : Est-ce le Caniche des années 2000 ? C’est-à-dire, la nouvelle vedette parmi les chiens de bonne compagnie ? Sans aucun doute, car l’explosion de ses effectifs l’a propulsé au sein du Top 10 en 2001. Le seul, qui lui résiste pour l’instant, est le Yorkshire, mais pour combien de temps encore ? Au rythme des naissances enregistrées ces trois dernières années, le Cavalier peut passer son cousin britannique d’ici trois ans.
L’American Staffordshire Terrier : 5 inscriptions au LOF en 1988, 102 en 1992, 489 en 1996, 1428 en 1998 et 3486 en 2001 ? Tout est dit et le phénomène n’est visiblement pas près de s’arrêter !
Le Bouvier Bernois : Un Suisse au-dessus de tout soupçon comme l’écrivait le député Jean Ziegler. Pour l’instant oui, si l’on en juge par l’excellent accueil que les Français lui ont réservé. 1048 naissances en 1994, 1507 en 1996 et 2220 en 2001. Il laisse loin derrière lui les autres Montagnards (Pyrénéens, Leonberg, Saint-Bernard, …) et, pour l’instant, sa cote est en hausse constante.
Le Bouledogue Français : Un Molosse, roi de la Compagnie ? Pourquoi pas, vu l’explosion des naissances de ce sympathique « Frenchie » qui, sans bruit, gagne au fil des années des places et de nombreux foyers français.
Le Jack Russel Terrier : Voici l’un des paradoxes de la cynophilie britannique. Un chien de chasse « 300% » terrier, délaissé pendant plus d’un siècle par les pères de la cynophilie moderne et qui, subitement, se retrouve propulsé dans le hit parade des races qui montent, qui montent, qui montent. Il est en passe de devenir le Terrier type en France, et l’arrivée de son cousin « à courtes pattes », le Parson, ne peut que renforcer sa notoriété.
Le Dogo Argentino : Le cœur de la Pampa dans nos cités ? Pas tout à fait. Ce chien, très récent dans la cynophilie mondiale, profite pleinement de la croisade des molosses tout en attirant des familles séduites par son look et ses capacités. Avant 1990, ils étaient moins de 10 à entrer au LOF. Quatre ans plus tard, on en dénombre 35, 208 en 1996, 890 en 1999 et 1513 en 2001. Imaginez un tel rythme au cours des cinq prochaines années…
Le Cane Corso : Voici le molosse italien en vogue, reconnu depuis trois ans, et dont les effectifs s’envolent. Si le Mastino Napoletano était pour vous synonyme de Molosse italien, révisez vos classiques et observez la progression du Cane Corso. Pas d’inscriptions avant 1999 (la race n’étant reconnue que dans son pays d’origine mais pas encore par la Fédération Cynologique Internationale), puis 342 inscrits en 1999… et 933 en 2001. Boxer et Rottweiler peuvent s’inquiéter de ce concurrent qui gagne des places tous les jours, et pas seulement en France.
N’oublions pas, malgré des effectifs encore modestes, la progression enregistrée par le Dogue de Bordeaux (le phénomène Hootch n’est toujours pas éteint), le Berger Australien (29 inscrits en 1996, 682 en 2001), photo ci-contre, le Border Collie (en passe de dépasser la vedette Colley), le Bull Terrier avec 191 naissances en 1994 et 449 l’an dernier.
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