Un tel chiffre permet de mieux comprendre l'ampleur internationale de l'épizootie et les difficultés d'éradication.
C'est maintenant 730 foyers qui ont été décelés en Grande-Bretagne. Après avoir obtenu l'accord de l'Union Economique, l’Angleterre se résigne à vacciner 180 000 vaches dans les deux régions les plus touchées, en Cumbria et dans le Devon. Il s'agit maintenant de pouvoir déplacer sans risque ces animaux consignés dans les fermes depuis le début de la crise. Les stocks de fourrages diminuent et les animaux ne peuvent rester à l'étable indéfiniment. La dimension politique n'est peut être pas absente des débats : les élections anticipées qui se préparent en Grande-Bretagne risquent de révéler un mécontentement de la population touchée par la crise.
Aux Pays-Bas, la vaccination "suppressive" suit son cours. Les animaux ainsi protégés à la hâte seront ensuite abattus et détruits. On dénombre aujourd'hui 10 cas de fièvre aphteuse dans le pays. Le premier ministre Wim Wok a annoncé aujourd'hui que l'épizootie était "une catastrophe nationale" nécessitant des mesures exceptionnelles de soutien aux agriculteurs.
En France, il n'y a pas de nouveau cas signaler. Ce qui ne permet pas pour autant d'estimer avoir vaincu la maladie.
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