L'épizootie prend une tournure catastrophique en Grande Bretagne. Le virus se propage et l'on compte désormais plus de 420 foyers. Les difficultés logistiques sont énormes : les services vétérinaires peinent à suivre et le gouvernement a dû faire appel à l'armée pour participer aux opérations de destruction des cadavres et de désinfection.
C'est maintenant du côté des Pays-Bas que les regards se tournent, puisque trois foyers ont été décelés. Les mesures d'abattage ont été immédiatement mises en oeuvre et à leur tour, les Néerlandais sont contraints de mettre en oeuvre le dispositif de sécurité pour éviter ou contraindre la propagation du virus. Laurens Jan Brinkhorst, ministre de l'agriculture a annoncé l'interdiction totale des exportations de viande, de produits carnés et laitiers et bien sûr, des animaux vivants. D'ores et déjà de nombreuses manifestations ont été annulées dans le pays, à l'instar du concours hippique international Indoor Brabant qui devait débuter ce jeudi.
En France, la crise semble s'apaiser, même si le ministre de l'agriculture Jean Glavany explique dans une interview accordée au Figaro aujourd’hui qu'il est « trop tôt pour crier victoire ». Le cas avéré en Mayenne reste fort heureusement le seul à ce jour. Les tests pratiqués sur les animaux voisins de l'exploitation touchée se sont montrés négatifs. Si la situation perdure, l'Union Européenne envisage la levée de l'embargo européen le 28 mars (soit 15 jours après la découverte du premier et dernier cas de fièvre aphteuse)
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