Grèves à la SNCF, plans sociaux chez Danone et fermeture des magasins Marks et Spencer ont relégué l’épizootie de fièvre aphteuse au second plan. Pourtant le problème est bien loin d’être résolu.
En France, on semble « tenir le bon bout ». Nous n’avons heureusement pas eu à déplorer de nouveaux cas et les mesures de surveillance sont aujourd’hui atténuées. On s’attend donc, si tout va bien, à ce que les mesures d’embargo soient levées cette semaine.
Aux Pays-Bas, en revanche, de nouveaux cas ont été découverts, portant à 21 le nombre de foyers recensés. La vaccination a commencé.
En Grande-Bretagne, on observe un ralentissement de l’extension de la maladie, mais l’on dénombre tout de même plus de 1200 foyers. Les conséquences économiques dépassent largement le contexte de l’agriculture. Le secteur du tourisme est également très touché et globalement le PIB du Royaume-Uni pourrait diminuer de 0,3% cette année du fait de l’épizootie.
Les ministres européens de l’agriculture, réunis à Ostersund, ont placé à l’ordre du jour la question du retour à une vaccination préventive des troupeaux. Une décision lourde de conséquence qui ne rallie pas tous les pays membres. A noter, l’Institut National de la Recherche Agronomique utilise un programme informatique de modélisation mathématique permettant de calculer le seuil de rentabilité économique du déclenchement de la vaccination par rapport à la politique d’abattage ! Selon les responsables de l’INRA, il faudrait avoir décelé 300 foyers en France pour que la vaccination présente un avantage. Une notion que les éleveurs, suivis par l’opinion publique, ont de plus en plus de mal à admettre.
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