La Grande-Bretagne lutte toujours contre l’extension de la maladie. Malgré les 845 foyers recensés, le porte- parole du gouvernement estime que « la Grande-Bretagne commence à gagner la bataille contre l'épizootie de fièvre aphteuse ». Les éleveurs se montrent réticents à commencer la vaccination pourtant autorisée par l’Union Européenne. Tony Blair devrait prendre éminemment la décision de vacciner 180 000 bovins. Il devrait également annoncer le report des élections initialement prévues en mai prochain.
Aux Pays-Bas en revanche, la campagne de vaccination a démarré. Les douze foyers détectés sont concentrés sur une petite région et l’on espère que ces mesures seront suffisantes pour venir à bout de l’épizootie.
En France, on espère raisonnablement que l’épizootie est contenue et l’on se réjouit d’avoir pu « limiter les dégâts ». Les procédures d’abattage préventif semblent avoir porté leur fruit et la levée de l’embargo pourrait être décidée plus rapidement que prévu.
Les américains ont annoncé avoir mis au point un nouveau test de dépistage de la maladie. Il permet une lecture des résultats en 90 minutes seulement, au lieu des deux jours avec le test actuel. Des essais seront pratiqués prochainement en Grande-Bretagne et devraient permettre de réagir beaucoup plus vite, et d’éviter ainsi l’abattage systématique des troupeaux en cas d’apparition d’un foyer de fièvre aphteuse.
Par ailleurs, les chercheurs du PIADC (Centre des maladies animales) travaillent également sur la mise au point d’un vaccin qui permettrait la différenciation des animaux malades de ceux qui sont simplement porteurs des anticorps. Rappelons que c’est cette absence de différenciation que n’offrent pas les vaccins actuels qui a conduit à suspendre la vaccination dès 1991 au niveau de l’Europe. Mais l’annonce américaine ne résoudra pas pour autant la crise actuelle. Il faudra en effet encore trois à cinq ans pour que ce nouveau vaccin soit mis au point et utilisable à grande échelle.
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