En pénétrant dans le premier hall, le vendredi matin, nous ne pouvions qu’être surpris par l’espace. Le ring d’honneur confortait largement cette première impression avec des dimensions jamais vues à ce jour dans un championnat de France. Idem pour les rings de jugements, moquettés et entourés d’une seule rangée de chaises, qui permettaient au public, averti ou néophyte, de profiter pleinement du déroulement des individuelles. Première difficulté, trouver son ring ! La signalétique était pauvre mais en plus, l’accompagnement audio brillait par son absence. Enfin, un exemple parmi tant d’autres, celui du Dobermann : le ring des femelles était à une extrémité du grand hall, le ring des mâles à l’autre. Imaginez ceux qui présentaient dans les deux sexes !Sur le plan de la fréquentation, canine et humaine, ce vendredi 9 novembre ne dérogeait pas à la règle. Un jour peu animé, « mort » diront les plus déçus, avec très peu de visiteurs. Au Bourget, ce premier jour a brillé par son calme plat peu évocateur d’un championnat.
Le matin, en arrivant sur le site même, hormis quelques petits panneaux indiquant la direction des parkings alloués (et payants) du championnat de France, rien ne laissait présager au quidam que le plus grand rassemblement de chiens de race se déroulait dans le parc des expositions du Bourget. Pourtant, l’important réseau routier et autoroutier à proximité du parc, aurait dû favoriser une communication nettement plus visible, à destination du grand public et des passionnés de passage. Dommage et nouvelle confirmation d’une carence historique de notre « cynophilie » à l’égard du grand public.
Les Groupes V (Spitz), VI (Chiens courants), VII (Chiens d’arrêt) et X (Lévriers), représentaient un total de 1325 chiens inscrits. Ce qui explique, vu la surface de plus de 40 000 m2 disponibles, l’impression de vide qui régnait dans les halls. Le soir, lors de la finale des groupes, un Lévrier Irlandais dominait les Lévriers, tandis qu’un magnifique Chow-Chow venu des Pays-Bas (et détenteur de plusieurs Best in Show) gagnait son groupe. Chez les « chasseurs », un Grand Basset Griffon Vendéen répondant au nom d’Olaf et appartenant à Renaud Buche, remportait le Groupe VI, tandis que chez les chiens d’arrêt, c’est un Drahthaar (race qui comptait 16 inscrits au catalogue) issu d’une longue lignée de gagnants qui s’impose.
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