Comment cette proposition serait-elle accueillie par le gouvernement ? Pour en avoir une idée, nous avons demandé son avis à Didier Roshardt, président de la Commission d’utilisation nationale :
« L’idée en soi n’est pas mauvaise, mais un tel aménagement de la loi causerait sur le terrain d’énormes problèmes de gestion. Par exemple, tous les policiers ne savent pas ce qu’est le CSAU ; il faudrait les former préalablement.Par ailleurs, même si le chien passe avec succès les épreuves du CSAU, on n’est jamais à l’abri d’un incident en public, surtout si l’animal se trouve en présence d’autres chiens. Mettez deux mâles Rottweilers côte à côte et il y a de fortes chances pour qu’ils ne restent pas indifférents l’un envers l’autre ! Et puis les gens ne comprendraient pas pourquoi certains molosses se baladent tout à coup sans muselière alors qu’elle est obligatoire depuis trois ans. Honnêtement, le gouvernement préfère s’occuper en ce moment de l’insécurité et de terrorisme plutôt que de muselière ! ».En photo, Didier Roshardt dans son ring.
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