Par l'expression « aide ergogène », on sous-entend toutes les substances, méthodes ou techniques qui améliorent, ou sont censées améliorer, la performance, à l'exception de l'entraînement. Par analogie restrictive, nous entendons par « soutien nutritionnel ergogène » toute substance ou molécule non médicamenteuse, non encore classiquement introduite dans les rations, mais tout à fait assimilable à un nutriment. Ce terme sous-entend donc les notions d'innocuité, d'efficacité et d'amélioration de la performance et/ou des processus de récupération dans des conditions d'utilisation spécifiques.
Avec l'espoir d'activer tel ou tel métabolisme et, par voie de conséquence, d'obtenir de meilleurs résultats sportifs, des supplémentations ergogènes sont très fréquemment fournies à l'animal de sport, supposant par là même que la production endogène du nutriment en cause est insuffisante et constitue un facteur limitant du travail musculaire.
Néanmoins, il ne suffit pas qu'un nutriment soit présent dans un schéma métabolique pour que cela justifie une augmentation artificielle de ses apports exogènes. Le meilleur exemple en est sans doute l'ATP, encore parfois donné par voie orale ou parentérale, et qui, dans un tel cadre, n'offre d'intérêt que commercial.
Nous proposons ci-après une revue critique de ces facteurs nutritionnels non indispensables, dont certains ne sont pas dénués d'intérêt, au regard des connaissances scientifiques actuelles.
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