Découvrez le Cimarron, seule et unique race canine autochtone de l’Uruguay…
A l’occasion de la Mondiale FCI en Argentine, une quarantaine de « Cimarron » étaient exposés. Ils étaient jugés comme race non reconnue par la FCI. Les principaux affixes d’Uruguay étaient représentés (BONITA DE PALLEROS, DE LOS OREJANOS, DE ALFARES, MIGE & YACI, ) sur le ring. Ce chien dont le look évoque son cousin portugais, le Cao de Fila de San Miguel, est capable d’évoluer dans de nombreux domaines : gardien, défenseur des biens et des personnes, chien de troupeau mais également, chasseur affûté à ses heures. Voici les caractéristiques et l’histoire de ce chien uruguayen qui fait partie des races en attente d’une reconnaissance officielle de la part des dirigeants de la Fédération Cynologique Internationale.
Le Cimarron est la seule race canine autochtone en Uruguay. Si ses origines demeurent mystérieuses, certains auteurs avancent la thèse selon laquelle ses ancêtres seraient des Molosses et des Lévriers introduits en Uruguay par les Espagnols. Bien avant que les autorités cynophiles ne s’intéressent à lui, le Cimarron était essentiellement utilisé comme conducteur et protecteur de troupeaux de bovins. Lors de la Guerre d’indépendance, des populations entières furent déplacées, et les éleveurs de Cimarron abandonnèrent tout sur place y compris leurs chiens. Quelques sujets abandonnés, qui vivaient à l’écart des zones urbaines, durent leur salut à l’intérêt qu’ils suscitèrent chez les exploitants agricoles. Cette situation perdura jusqu’à la fin des années 60.
C’est à cette époque que des utilisateurs se décidèrent à sélectionner leurs sujets sur des bases modernes d’élevage contrôlé. En 1988, ils se regroupèrent afin de fonder la Sociedad De Criadores de Perros Cimarrones (Société des Eleveurs de Chiens Cimarron) avec l’objectif de sélectionner et préserver les caractéristiques de la race. Il rédigèrent un standard et peu de temps après, en 1989, le présentèrent au Kennel Club Uruguayo. Cette dernière accepta de reconnaître la race en l’intégrant dans le groupe II. Actuellement, tous les acteurs majeurs du pays ont un seul et unique objectif : faire reconnaître le Cimarron par la Fédération Cynologique Internationale.
Les principaux éleveurs locaux travaillent sur les souches de base (Refugio de Cimarrones, General Artigas, Los Nolgales, Sepe, La Güeya, y Castilla) et certains exportent rapidement des sujets dans les pays voisins (Argentine, Brésil, etc…) munis d’un pedigree officiel du Kennel Club Uruguayen.