La section K9 de la police de Dubaï vient d'accueillir des équipes de maîtres chiens membres de l'IRO, International Research Organisation, pour un protocole médical mené grandeur nature sous la responsabilité de l'école vétérinaire de Munich. L'objectif était d'étudier l'influence de la chaleur sur les aptitudes et le physique des chiens de secours. Voici le reportage complet en 300 photos.
Si le Saint Bernard est le chien de sauvetage le plus connu, beaucoup d'autres races, depuis l'époque où on l'utilisait pour porter secours aux gens égarés en montagne, se sont révélées aptes au sauvetage. Une seule certitude : les chiens de secouristes doivent avoir un flair excellent, la volonté de chercher et le goût de l'effort.
Tous les sites terrestres étant de possibles lieux d'intervention, on comprend aisément l'importance de connaître les capacités de travail des chiens sous tous les climats et dans toutes les configurations de terrain. Les désastres se produisant souvent dans des pays où la température est élevée, l'école vétérinaire de Munich a décidé de mettre en place un protocole d'études des capacités de travail des chiens sous de fortes chaleurs.
Un pays membre de l'IRO remplissait tous les critères : un climat chaud, une structure hôte et des moyens pour héberger les équipes homme/chien pour des essais en profondeur : Dubaï.
20 équipes en provenance de 7 pays ont donc été invitées à Dubaï : 1 de Hollande, 1 de Croatie, 4 de Slovénie, 4 d'Autriche, 5 d'Allemagne, 1 de Slovaquie et 4 de Hongrie. 5 équipes supplémentaires appartenant à la police de Dubaï se sont jointes à elles permettant ainsi à l'école vétérinaire de mesurer les résultats obtenus par des chiens habitués aux conditions climatiques. Une fois arrivés à Dubaï, les chiens furent transportés dans des camionnettes à air conditionné sur le camp d'entraînement de l'unité K-9 de la police.
Les équipes furent divisées en deux groupes, l'équipe de secours et l'équipe des victimes. Chaque équipe jouant son rôle trois jours puis permutant sous le contrôle d'une équipe de vétérinaires.
C'est avec une petite capsule bleue ingérée par les chiens que leur température allait être surveillée accompagnée de prise de sang et recueil de la salive avant et après le travail. Il faisait très chaud, 38° à l'ombre, 45° au soleil et le sol atteignant approximativement les 60°. Ce qui explique que les chiens redoublaient d'effort pour ne pas garder trop longtemps les pattes au sol ! Chaque chien était censé faire trois recherches différentes pendant 20 minutes même si toutes les victimes avaient été retrouvées. Bien sûr un conducteur pouvait parfaitement retirer son chien en cas de trop grande fatigue ou de blessure.
Les chiens ont également eu droit à une nuit de recherche dans le désert de Hatta, une zone très rocailleuse, couverte de buissons dont certains épineux. Les serpents y sont d'ailleurs répandus et sortent la nuit ! Heureusement aucun incident n'eut lieu.
Le vendredi, jour off, permit à chacun d'explorer Dubaï et son immense quartier réservé au shopping, un des plus grands au monde.
Le lendemain, les équipes reprenaient les épreuves et les tests. Malheureusement pour moi, ce fut aussi le jour du départ marquant la fin d'un séjour où je ne peux que souligner l'exceptionnel accueil reçu à Dubaï aussi bien pour les hommes que pour les chiens. Il est vrai que l'IRO est une organisation humanitaire internationale créée pour aider les gens sans aucune distinction. Et là, nous avons tous été des V.I.P !
Un article sera consacré plus tard aux résultats médicaux de cette expérience.