Après une période de flottement due à la complexité du dossier, l’identification des carnivores domestiques par puce électronique entrera en vigueur, en France, en décembre 2001.
La publication au journal officiel de l’arrêté du 2 juillet relatif à l’identification par radiofréquence des carnivores domestiques va faire date. Les chiens, chats et autres furets français vont enfin bénéficier du progrès apporté par l’implantation d’une puce électronique qui servira à les identifier. Longtemps après les chevaux et après certains de nos voisins européens comme l’Espagne, la Belgique ou les Pays-Bas. Mais ne boudons pas notre plaisir et apprenons à connaître les premières règles de fonctionnement de l’identification électronique.
Tous les chiens et tous les chats se doivent d’être tatoués à partir de l’âge de 3 mois et dès qu’ils font l’objet d’une transaction tant gracieuse qu’onéreuse. Le tatouage à la pince ou au dermographe a pour but de protéger l’animal en lui donnant une identité et d’éviter les fraudes, la carte de tatouage étant le seul document à avoir valeur d’acte de propriété. C’est aussi grâce au tatouage que l’on peut retrouver son animal, via le service Chiens perdus- Chien trouvés de la Société Centrale Canine ou le Fichier National Félin. A partir de la fin du mois d’octobre, vous pourrez choisir entre deux modes d’identification : le tatouage classique ou une puce électronique de quelques millimètres, introduite sans douleur dans la gouttière jugulaire gauche. Sur cette puce, appelée aussi transpondeur, est enregistré un numéro unique à 15 chiffres. Il est composé du code pays – 250 pour la France–, du code espèce – 26 pour les carnivores domestiques–, du code fabricant et enfin du numéro à 8 chiffres de l’animal concerné. Cette codification correspond à la norme ISO 11784 et permet une lecture européenne.Vous pourrez également faire identifier par transpondeur votre chien ou votre chat déjà tatoué. Votre vétérinaire rajoutera simplement le numéro de tatouage antérieur sur la nouvelle carte d’identification, et transmettra l’ensemble aux gestionnaires des fichiers canin et félin. Cette ré-identification est particulièrement utile dans le cas de tatouage illisible.
Contrairement au tatouage, la pose du transpondeur est un acte exclusivement vétérinaire : elle ne peut être pratiquée que par un praticien. L’injection de la puce est un acte indolore mais une anesthésie générale peut s’avérer nécessaire dans certains cas. La gestion du suivi d’identification a été confiée au SNVEL (Syndicat National des Vétérinaires d’Exercice Libéral) qui assure, entre autres, l’édition des cartes et l’envoi des transpondeurs aux praticiens. La responsabilité technique des fichiers d’identification électronique, donc leur suivi, est assurée par le SNVEL pour les chats, via le Fichier National Félin, et par la Société Centrale Canine de France pour les chiens. Malgré une prise en compte tardive, le savoir-faire de cette dernière dans la gestion du fichier canin actuel a compté et la Centrale conserve la mission importante de recherche des chiens perdus. Les fichiers des autres carnivores domestiques, comme celui des furets, seront gérés directement par le SNVEL.Quant à la fourniture des transpondeurs et des lecteurs, elle sera assurée par cinq fournisseurs : Abbi, Allflex, Merial, Ordicanm et Virbac. Des lecteurs pourront être mis à la disposition des principaux acteurs des filières : vétérinaires, organisateurs de manifestations, refuges, éleveurs, juges, forces de l’ordre etc…Reste à préciser ce que deviendront les milliers de données sur les populations canine et féline et qui y aura accès.
Lire le texte intégral de l’arrêté du 2 juillet 2001 relatif à l’identification par radiofréquence des carnivores domestiques.