Lui faire avoir des chiots ? C'est toujours possible, mais jamais indispensable. Avant de se lancer dans une telle aventure, il faut bien réfléchir à toutes les contraintes que cela occasionne.
On entend bien souvent dire que la chienne, pour son équilibre psychologique, doit avoir des bébés au moins une fois dans sa vie. En réalité, cette affirmation ne repose sur aucun fait scientifique, elle est juste calquée sur le comportement humainLui faire avoir des chiots ? C'est toujours possible, mais jamais indispensable. Avant de se lancer dans une telle aventure, il faut bien réfléchir à toutes les contraintes que cela occasionne. Si les petits chiots sont toujours très craquants, les contraintes en effet sont nombreuses. La mise bas n'est pas toujours des plus simples. Certaines races (bouledogue, scottish… nécessitent même souvent le recours à la césarienne. Et les soins à apporter aux jeunes chiots sont nombreux.
Quand ils deviennent grands, c'est encore une autre histoire. Les petits chiots qui commencent à gambader, c'est rigolo… sauf quand ils commencent à attaquer tout ce qu'ils trouvent à leur portée. Chaussures, plantes vertes ou fils électriques… rien ne leur fait peur ! Reste enfin le problème de placer les chiots, lorsqu'ils auront deux ou trois mois. S'il s'agit de chiens de race (c'est-à-dire issus de géniteurs ayant tout deux un pedigree), ce n'est en général pas trop difficile pourvu que la race soit prisée du public. Mais s'il s'agit d'un croisement, c'est souvent plus délicat. Enfin, sachez que la loi devient très stricte : la reproduction occasionnelle est possible (sauf pour les chiens de catégorie I, pour lesquels la stérilisation est obligatoire), mais si vous faites deux portées dans l'année, vous êtes considérés comme "éleveur". Vous devez alors être titulaire d'un certificat de capacité à l'élevage, et déclarer vos produits.
Eviter les portées malencontreuses est un problème que bien des propriétaires veulent résoudre. La contraception est un moyen assez efficace. Seule contrainte, penser à lui faire prendre sa pilule régulièrement : plusieurs fois dans le mois. La contraception par injection est également possible. Elle se fait tous les 4 à 6 mois, mais nécessite d'aller chez son vétérinaire. L'idéal, si l'on est bien persuadé de ne jamais vouloir faire de chiots, est encore la stérilisation. Une solution définitive et radicale, qui permet d'être tranquille une fois pour toute. Chez la femelle, il s'agit d'enlever tout ou partie de son appareil génital : ovariectomie (ablation des ovaires, supprimant les cycles sexuels) hystérectomie (les cycles sont conservés) ou ovario-hystérectomie… Cette opération se pratique très bien et limite considérablement les risques d'infection de l'utérus, et les cancers qui apparaissent fréquemment chez la chienne âgée, surtout lorsque l'on emploie régulièrement des contraceptifs hormonaux. Il s'agit d'une chirurgie somme toute assez légère, la chienne est sur pattes dans la demi-journée qui suit ! Il en coûte 1500 à 2000 francs, selon la taille de la chienne. La stérilisation chez le chien n'est pas encore bien rentrée dans nos habitudes. On estime que 10 % des chiennes seulement sont opérées, alors que chez les chats, le chiffre avoisine 50 %. Chez le mâle, elle reste rarissime (sans doute appréhende-t-on de lui enlever sa virilité ?). La castration est pourtant un moyen efficace pour éviter qu'il ne fugue lorsqu'une femelle alentour est en chaleur. De plus, cela permet également de tempérer les chiens assez dominants.
Malgré toutes vos précautions, il peut arriver que votre chienne se trouve saillie inopinément. Il reste alors la possibilité de la faire avorter. Mais attention, il faut agir vite ! L'avortement médical nécessite des injections d'hormones (oestrogènes) dont la première doit intervenir dans les trois jours qui suivent la saillie non désirée. Deux autres injections sont réalisées à 48 heures d'intervalle. Attention toutefois, l'avortement médical a pour inconvénient de bouleverser le cycle de la chienne, qui peut revenir en chaleur dans les jours qui suivent. Il est important de bien surveiller une chienne qui a subi un avortement, car les risques d'infection ne sont pas nuls (métrite, pyomètre).
L'avortement peut être pratiqué après 30 jours de gestation, par injection de prostaglandine. Mais c'est une technique à éviter : la chienne est déjà arrivée à la moitié de la gestation. On réservera cette technique aux seuls cas où la gestation ou la mise bas présentent un risque pour la mère.