Cette édition 2002 était dotée du CACIB, ce qui est toujours un bon moyen pour attirer les exposants étrangers. On pouvait s’attendre aussi à un jury de choix. Ces deux éléments ne firent pas défaut et c’est un superbe Samoyède élevé en France qui est reparti avec tous les honneurs.
1264 chiens étaient inscrits. A ce qu’on m’a dit, de nombreux engagements ont dû être refusés. En raison d’un espace insuffisant et d’installations mal adaptées, les éditions précédentes se déroulaient sur trois jours. Mais cette formule était loin de satisfaire la plupart des exposants, en particulier ceux qui devaient se libérer tout le vendredi pour un enjeu souvent, de faible intérêt. Les organisateurs décidèrent donc d’abandonner la formule sur trois jours et de faire de nouveau un show sur deux jours. Je me demande bien s’ils ne vont pas à nouveau changer d’avis, maintenant qu’ils sont l’obligation de refuser des inscriptions ...
Au niveau de l’accueil, on peut déplorer le manque d’emplacements pour le stationnement. Par contre, les halls étaient agréables. Soulignons que le ring d’honneur était l’un des plus grands dont nous disposons en Belgique. En raison de l’abandon des cages, un plus grand nombre de chiens pouvaient participer à l’exposition. En 2003, Mouscron fêtera ses 30 ans, avec, sans aucun doute, des animations à la hauteur de cet anniversaire. Pourquoi pas, par exemple, l’installation d’un grand tapis sur le ring d’honneur, pour éviter que les finalistes ne glissent !
Sur les 18 juges qui officiaient cette année, 8 venaient de l’étranger (6 Français, 1 Hollandais et 1 Suédois). Près de 200 races étaient représentées, ce qui est assez remarquable. Par contre, très peu de races comptaient des classes fournies. Cependant, la Française Mme Drouillard avait sur son carnet de juge 30 Labradors et 40 Goldens inscrits tandis que le Hollandais M. Douma comptait 43 Dobermans. Pour les races les plus populaires en Belgique, on comptait une moyenne de 10 à 25 chiens inscrits. Ce phénomène qui devient fréquent, tend à dévaloriser les titres mis en compétition. On pourrait imaginer un système qui prendrait en compte le nombre de chiens inscrits et jugés (système en vigueur aux USA), mais les races à faible population seraient, bien sûr, défavorisées!
Parmi les races exposées, des originaux comme l’unique Epagneul Bleu de Picardie, un Brachet (Autriche), trois Dogo Canarios (Ex Presa Canario), deux Cao da Serra de Estrela (chien de montagne portugais). Figuraient également au catalogue, un seul exemplaire dans plusieurs races (Lapinkoira, Lapinporokoira, Lapphund, Chien des Visigoths, Chart Polski et Barbet). Il est assez rare de voir ces races en Belgique et, de surcroît, de les retrouver dans les rings d’une même exposition. Autre événement inhabituel : c’est la même juge, Melle de Ridder, qui départage les chiots de chaque race sur les deux jours !
Avec près de 30% d’exposants venant de l’étranger, Mouscron confirmait son cachet international. La majorité de ces exposants venait de France, des Pays Bas mais aussi d’Allemagne et du Luxembourg. Notons que deux exposants britanniques avaient fait le déplacement tout comme ces scandinaves présents dans les rings (un Danois, un Suédois et un Norvégien). Si les jugements débutèrent tardivement le samedi ainsi que le dimanche, signalons également quelques erreurs dans le catalogue qu’il vaudra mieux vérifier plutôt deux fois qu’une à l’avenir. S’il y a peu de critiques à formuler sur cette édition 2002, espérons que le trentième anniversaire de Mouscron sera un peu plus coloré que cette année et que nous aurons le plaisir de voir, au moins autant de participants !