Les petits singes Magots ont défrayé nos chroniques urbaines, il y a peu. Joël Defort, de SOS Magots, fait le point sur ce prétendu « singe des banlieues » et sur le travail de l'association.
Le Magot est un petit singe originaire d’Afrique du nord. Son espérance de vie peut dépasser 20 ans. Généralement, c’est un mâle dominant qui règne sur le groupe. Son poids peut atteindre 20 kg ! On le trouve principalement en Algérie et au Maroc. Quelques groupes ont également été signalés à Gibraltar, amenés par l’homme. Depuis quelques temps, sa présence a même été signalée dans certaines banlieues de la région parisienne…Comme le soulignent les protecteurs de l’espèce, « les prédateurs des magots sauvages sont le chacal, le renard, probablement les grands rapaces… et les hommes ! Rappelons qu’avec une population estimée à 20 000 individus, le Magot fait aujourd’hui partie des espèces menacées. Heureusement, il est protégé par la Convention de Washington.
En France, une association a été créée pour les protéger. Il s’agit de SOS Magots. Les quatre personnes qui en sont à l’origine se sont fixées un objectif : la construction d’un refuge pour les singes Magots et autres primates. Basé sur le modèle d’une « Petite Réserve », le refuge nécessite des fonds et un terrain afin d’essayer d’y reproduire à l’identique l’environnement naturel de ces petits singes. SOS Magots recherche également un vétérinaire prêt à rejoindre l’association, un soigneur animalier et des personnes habilitées à s’occuper d’animaux sauvages. - Pour le lieu (avec un sous-bois souhaitable), une ancienne ferme avec un vaste terrain ferait parfaitement l’affaire. Toutes les propositions seront étudiées. - Tout matériel pouvant aider à la réalisation du refuge (locaux, bureaux, camionnette, matériel pour salle de soins, matériel pour construire leur habitat la nuit et en particulier, l’hiver, grillage (type Thoiry) pour éviter toute fuite d’animaux.
- Analyse de la situation : la bête saisie doit-elle rester dans le domaine ou être rendue à son propriétaire, s’il y en a un. L’état de la bête rend-il l’intervention obligatoire, dans ce cas, ils proposent un service d’aide à la récupération de l’animal ;- Réintégration de tous les singes pouvant être remis dans leur milieu naturel et pays d’origine ;- Participation à des actions pour lutter contre les tortures et l’esclavage des primates ;- Aider différents organismes qui participent à leur sauvegarde ;- En attendant la création du refuge, le placementdes bêtes saisies dans des refuges existants ;- Toute action pouvant aider les primates.
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