Rhadamante d’Hezaradjah a souvent été à l’honneur dans nos colonnes. Son éleveuse, Michèle Granger n’a qu’une passion dévorante, la sélection du Lévrier Afghan. Elle a accepté de nous la faire partager…
Le Lévrier Afghan ? C’est dans les années 75/76 que je découvris ce chien. Il se tenait là telle une statue avec ses maîtres sur un stand de Linge de maison défiant toute la foule qui l’entourait, ignorant tous les badauds qui s’attardaient à ce stand et complètement insensible aux bruits occasionnés par cette manifestation. Je tombais sous le charme et restais en extase devant cette «beauté fatale».
Ravel à l’âge de trois ans
Ce n’est que quelques années plus tard que je pus réaliser mon rêve : avoir un lévrier afghan. En 1982 j’achetais un bébé de 2 mois. C’était une femelle bleue. Ensuite, quelques mois plus tard, pour faire plaisir à l’éleveuse je participais à ma première exposition canine : il s’agissait de la Nationale d’Elevage. Ma petite Taïga n’avait que 8 mois. Elle fut sélectionnée et primée face à 13 concurrentes. Ainsi « la machine était en route ». Le virus des expositions m’emportait et je dévouais une passion débordante au LEVRIER AFGHAN.
Michèle Granger lors du Championnat de France 2005
J’aime avant tout son côté humain, sa beauté, sa classe, sa noblesse, son charisme, sa sensibilité extrême. Ce chien « chat » c’est-à-dire son attitude parfois féline me fait craquer. Et surtout, avoir un lévrier afghan chez soi est tellement reposant ! Bien sûr, hormis toutes ces qualités, c’est un chien très indépendant ne manifestant de la considération que pour ses maîtres et abordant une indifférence totale, voire une ignorance face aux étrangers. L’entretien de sa fourrure peut-être également un obstacle à l’acquisition de ce chien. En résumé UN LEVRIER AFGHAN n’est pas à la portée de tout le monde ; il doit se mériter !...
River Flow D’Hezaradjah
En 1995, j’ai eu la chance de pouvoir acheter une superbe chienne. Par le biais d’un ami juge ayant des relations et connaissances aux Etats-Unis, il m’aida à me procurer JUBILANS DANDELION qui arriva chez moi à l’âge de 14 mois . C’est cette femelle qui contribua sincèrement à la renommé de mon élevage par ses résultats en exposition, grâce aux talents de sa présentatrice, Marie France SEQUINO.
Je ne m’arrêtais pas là car je voulais lui trouver un « mari » digne d’elle et surtout conserver cette lignée américaine. J’achetais donc un mâle NO COMMENT DE HILLSBURY qui avait pour origines un papa 100 % américain (Elevage PAHLAVI dont la réputation est reconnue mondialement) et une maman franco américaine également, demeurant en France. Une fois de plus, les résultats en expositions ne se firent pas attendre. No Comment et Dandelion accédèrent rapidement au titre de Champion International de Beauté (FCI) sans difficulté.
Secret Desir D’Hezaradjah
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