André VARLET, directeur des relations extérieures de la Société Centrale Canine, a bien voulu nous préciser l’implication de la Société Centrale Canine au sein du Concours Agricole cette année.
André Varlet : Le concours général agricole existe depuis plus d’un siècle, mais il n’avait pas accepté de nouvelles espèces animales depuis 1915, les dernières étant les caprins. Pour y remédier, le président de la SCC, Renaud Buche, a demandé aux organisateurs du concours général agricole (CGA) d’organiser pour la première fois un concours canin.
André Varlet : L’objectif premier est la reconnaissance du travail des clubs de races au travers des différentes épreuves du national d’élevage. Des récompenses basées sur les caractéristiques morphologiques mais aussi comportementales et hygiéniques, c’est-à-dire sur la santé mentale du chien. Car le chien d’aujourd’hui doit non seulement être beau mais aussi agréable à vivre, surtout au sein d’une famille. La recherche de comportements de qualité est de plus en plus importante. Ce nouveau concours présente l’intérêt de démontrer qu’il existe un modèle de sélection alternatif aux modèles anglo-saxon et nord-américain qui privilégient l’apparence et la beauté au caractère. Nous pensons que leurs modes de sélection rendent artificielle la race canine. Nous espérons donc que notre nouveau modèle trouvera, grâce à son succès, un écho européen et l’appui du Ministère de l’Agriculture.
André Varlet : Il s’annonce très bien car, à la mi-janvier, plus de 600 chiens étaient déjà inscrits, et le Salon nous a accordé une plus grande surface que prévue au sein du hall. Un ajout qui nous permettra de présenter chaque jour au public, en plus du concours -qui intéresse davantage les professionnels -, beaucoup de sujets des différentes races canines reconnues et sélectionnées dans notre pays.
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