Les affections les plus fréquemment associées à l'alimentation sont les diarrhées, l'obésité et le syndrome urologique félin.
Les diarrhées
Un aliment peut être associé à de la diarrhée. Le plus souvent celle-ci est due à une absence de transition ou à une transition trop rapide de l'ancien au nouvel aliment. Le tube digestif a en effet besoin d'un peu de temps pour s'adapter à un nouvel aliment. Une consommation alimentaire excessive peut aussi entraîner des selles molles, voire de la diarrhée. Cela peut arriver chez des animaux à qui on offre brusquement un nouvel aliment très appétent. Finalement certains chats plus sensibles ont tendance à avoir plus facilement des selles molles et de la diarrhée. Pour ces chats sensibles, on recommande un aliment plus riche en matières grasses. Contrairement à une opinion répandue, le chat sevré digère souvent mal le lactose (sucre du lait). Trop de lait dans son alimentation (plus de 50 ml/j) peut donc entraîner de la diarrhée.
Plus rarement, l'aliment peut être oxydé (rance), contaminé par des bactéries ou des moisissures. On parle alors d'intoxication alimentaire. Plus rarement encore certains chats peuvent être allergiques à certains composants de l'aliment, surtout des protéines, et souffrir de diarrhée.
Le plus souvent, ces diarrhées peuvent être traitées par une simple diète de 24 à 48 heures et une réintroduction progressive de l'aliment. Si la diarrhée persiste, surtout chez les chatons, il est important de consulter un vétérinaire. En cas de diarrhée, assurez-vous toujours que les animaux ne se déshydratent pas. Votre vétérinaire peut vous conseiller des solutions de réhydratation.
L'obésité
Contrairement à une idée répandue, les chats ne sont pas toujours capables de réguler leur consommation d'aliment pour maintenir un poids optimal, surtout s'ils ont été castrés ou stérilisés et si on leur offre un régime riche en matières grasses (matières grasses > 20 % dans un aliment sec). L'obésité chez les chats diminue l'espérance de vie, augmente le risque de maladies comme le diabète, les boiteries, la lipidose hépatique et le syndrome urologique félin. L'obésité est aussi défavorable à la fécondité et augmente les problèmes à la naissance.
On peut minimiser les risques d'excès de poids en diminuant le volume des rations ou en utilisant des aliments moins riches en matières grasses et plus riches en fibres.
Le syndrome urologique félin
Le syndrome urologique félin n'est rien d'autre que la cystite du chat. Comme chez les humains, cette cystite se traduit par des besoins fréquents et pressants d'uriner et une douleur aiguë. Le chat va à sa litière plus souvent que d'habitude. On y retrouve parfois un peu de sang. Plus grave, l'uretère (le petit conduit qui permet à la vessie de se vidanger) peut se boucher. Le chat est alors incapable d'uriner, ses reins ne peuvent plus fonctionner correctement et sa santé se détériore très rapidement. Si l'un de vos chats montre ces signes, nous vous recommandons d'aller consulter d'urgence un vétérinaire.
Une cause fréquente des cystites chez les chats est le calcul de struvite ou phosphate-ammoniaco-magnésien. Le risque de formation de ce calcul, chez les chats adultes, peut être limité par des aliments qui favorisent une urine acide et en réduisant le magnésium alimentaire. En formant leurs os, les chatons acidifient spontanément leur urine. Un aliment acidifiant pourrait interférer avec la formation de leur squelette. Un autre calcul urinaire, l'oxalate de calcium, se rencontre chez les chats plus âgés. Pour l'oxalate, on recommande au contraire un aliment qui favorise une urine moins acide. Les chats Persans et les Burmese ont plus de chances de souffrir de calculs d'oxalate que les autres chats.
Depuis la généralisation des régimes acidifiants, la fréquence du syndrome urologique félin a fortement diminué et les vétérinaires voient de plus en plus rarement "des chats bloqués". Contrairement à une idée répandue, les aliments secs correctement formulés sont aussi efficaces dans la prévention des calculs urinaires que les boîtes. Ils sont d'ailleurs recommandés par la majorité des éleveurs et des vétérinaires.