La médicalisation du chat et une alimentation adaptée ont contribué ces dernières années à l'allongement de l'espérance de vie de cet animal. La longévité moyenne est de 14 ans, mais il n'est pas rare de rencontrer des chats de plus de 20 ans, le record absolu étant de 30 ans.
Les chats âgés ont des besoins alimentaires différents de ceux des animaux plus jeunes. Ils présentent plus volontiers certaines affections telles que l'insuffisance rénale chronique, les maladies de la sphère buccale, les tumeurs, les dégénérescences osseuses et musculaires, les maladies cardiovasculaires et le diabète sucré. La plupart de ces maladies peuvent être, sinon guéries, tout au moins améliorées ou prévenues par la diététique.
Des nutriments adaptés
Le vieillissement est un phénomène très complexe au cours duquel on observe une augmentation de la production de radicaux libres contre lesquels l'animal se défend grâce aux substances anti-oxydantes. Ses défenses s'amenuisent au fur et à mesure du vieillissement. L'organisme peut alors être aidé par le biais d'une alimentation enrichie en vitamines E et C. La vitamine C aurait un effet protecteur contre les maladies bucco-dentaires, alors que la vitamine E, limitant la production de radicaux libres, atténue les effets du vieillissement. Ces 2 vitamines stimulent également les défenses immunitaires. C'est pourquoi les apports de ces deux vitamines doivent êtres multipliés par 5 ou 6 dès l'âge de 10 ans.
D'autres mesures diététiques sont nécessaires : l'appétit et les facultés d'assimilation déclinant, une alimentation concentrée en énergie est recommandée. Une forte appétence de l'aliment est également utile, de même qu'une texture moins dure des croquettes pour éviter les douleurs à la mastication. Un large débat a longtemps agité la communauté scientifique quant à la nécessité éventuelle de réduire le taux de protéines : cette mesure ne retarde en aucun cas le vieillissement du rein et ne peut que favoriser le dépérissement musculaire et diminuer le système immunitaire de l'animal. En revanche, une diminution du taux de phosphore est conseillée. De même, il convient d'éviter, après un certain âge, les aliments acidifiant l'urine car ils favorisent le développement de calculs d'oxalate qui surviennent plus volontiers chez les chats âgés.