C'est la pause estivale pour la presse vétérinaire que l'on retrouvera en septembre. Mais voici le résumé d'un article de Maud Lafon sur une conférence consacrée à l'arthrose féline donnée par Anne Claire Chapuis Gagnon, vice-présidente de la Société Française de Félinotechnie, dans le cadre d'un récent symposium.
En juin, le symposium de médecine féline organisé par Shering-Plough Vétérinaire, à Paris, avait mis l'arthrose féline au programme avec entre autre une conférence de Anne Claire Chapuis Gagnon. Cette maladie articulaire dégénérative semble être la plus fréquente dans l'espèce. Selon une étude de Hardie & al, 2002, réalisée sur 100 chats de plus de 12 ans, sa prévalence peut atteindre jusqu'à 90% des effectifs.
Le vieillisement n'est pas seul en cause dans cette affection. Les lésions arthrosiques peuvent en effet être secondaires à un traumatisme ou à une dysplasie de la hanche. D'une manière générale, toutefois, quelle qu'en soit l'origine, la maladie est largement sous diagnostiquée. La raison majeure est les chats ont une grande capacité à compenser la douleur chronique dues à leurs problèmes articulaires. Aussi la présence de boiterie n'est-elle pas systématiquement observable puisque ce symptôme n'est manifesté que par 1 chat sur 6.
En revanche, la perte de la 3ème dimension, la hauteur, entraîne des modifications plus repérables sur la motricité puisque le chat doit alors se contenter de "vivre au sol". Observer ce changement dans les habitudes de l'animal est une aide au dépistage pour le praticien de même que les troubles du comportement qui peuvent accompagner cette perte : manque d'appétit, agressivité, difficulté dans le toilettage.
Une fois dépistée, l'arthrose peut être soulagée avec une pharmacologie appropriée délivrée par le vétérianire et une modification de son environnement comme un plan incliné permettant à l'animal d'avoir un accès facilité à sa fenêtre préférée par exemple.
Source : La Dépêche Vétérinaire n°996 du 5 au 11 juillet