Dès lors, beaucoup reste à faire pour mettre en place des outils performants de sélection génétique dans le cas du chien de sport, de travail et d'utilité. Dans un schéma de sélection directe (recherche d'amélioration d'un objectif de travail), le premier problème qui se présente pour la performance sportive réside dans la difficulté fréquente de mesurer cette dernière avec la justesse (ou objectivité), la précision et la fidélité (assurance de répétabilité) requises.
La course chronométrée du Lévrier de course représente la situation idéale la plus favorable mais, pourtant, durant celle-ci, plusieurs paramètres de sélection peuvent être retenus :
- le meilleur temps réalisé sur les différentes courses d'une rencontre ;
- le temps moyen calculé sur ces courses.
Dans le cas du concours en ring, le choix du paramètre s'élargit :
- notation d'après le barème des juges ou un autre barème ;
- classement ;
- gains reflétant le niveau de la compétition et de la performance (système retenu pour le cheval de sport).
Des critères de sélection indirecte (influant sur la performance) peuvent être retenus ; il peut s'agir par exemple de performances-tests réalisées en conditions standardisées, ou de la longueur de la jambe du Lévrier de course dès lors que celle-ci est corrélée positivement à sa vitesse, voire du comportement des angulations entre les segments osseux durant l'épreuve sportive.
De fait, l'orientation actuelle, telle qu'étudiée par Jean-François Courreau, spécialiste de la génétique du chien de sport à l'École nationale vétérinaire d'Alfort (E.N.V.A.), va dans le sens d'un système d'index de sélection génétique obtenu à partir de plusieurs performances propres du chien soumises à un traitement mathématique sophistiqué.
Site et CRM réalisé par ActivSoft Zenengo