Ils existent surtout en France, pays où le nombre de races de chiens de troupeaux est très important.
L'organisation des épreuves avec moutons a débuté dès la création du Club français du chien de berger, en 1896. En 1961, la Fédération ovine et la Société centrale canine se sont associées pour établir un règlement officiel des concours ainsi que les règles du brevet de travail puis un certificat d'aptitude du championnat de travail.
Les obstacles sont assez éloignés les uns des autres et s'organisent selon le schéma suivant : le chien doit aller chercher les brebis stationnées dans un enclos, puis il doit les faire transiter par un ou plusieurs passages rétrécis, un passage sur une route ou un chemin avec croisement d'un véhicule et, enfin, passer le long d'une culture d'accès défendu. Cela représente la majorité des situations rencontrées par un éleveur pour mener son troupeau entre deux pâturages ou bien jusqu'à la bergerie.
Ce parcours s'effectue sur environ 400 mètres (200 à 600 mètres). Les troupeaux comptent de 120 à 150 bêtes. Chaque obstacle est coté d'un certain nombre de points et son passage, apprécié par un juge.
Toutes les races sont autorisées à concourir, mais les chiens doivent avoir au moins 1 an et, si possible, être inscrits au livre généalogique. Seuls les conducteurs bergers professionnels ou éleveurs de moutons sont acceptés.
Pour les chiens ayant moins d'1 an, une prestation est possible à la fin du concours si l'état des moutons le permet.
Certains concurrents peuvent concourir avec deux chiens travaillant simultanément, mais ils seront, dans ce cas, classés à part.
Dans ces épreuves, tout abandon est éliminatoire. Le travail du chien est assez exceptionnel car il lui est demandé de progresser avec des animaux inconnus en un lieu tout aussi inconnu. Les initiatives n'étant pas accordées, l'obéissance du chien à son conducteur doit être parfaite ; pour cela, une bonne condition physique ainsi qu'un entraînement intensif sont les atouts majeurs de la réussite.
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