Face au développement constant des différentes disciplines de sport canin, et compte tenu de l'ampleur et des enjeux de certaines manifestations, le respect de l'animal comme celui de l'éthique sportive passent par la nécessaire mise en oeuvre de contrôles antidopage chez le chien de sport. Les courses de Lévriers (États-Unis, Australie, Grande-Bretagne) et celles de pulka et de traîneaux à chiens font figure de précurseurs en disposant d'ores et déjà d'une réglementation internationale.
La performance physique est pour tout organisme la résultante d'une adéquation prenant en compte deux groupes de facteurs :- facteurs biologiques, à l'origine de la notion d'aptitude physique (potentiel physiologique à réaliser des actes moteurs) ;- facteurs environnementaux, à l'origine de contraintes qui vont être autant de freins à la restitution d'énergie mécanique en milieu extérieur.
La recherche de toute amélioration des performances passe donc par la modification de ces deux groupes de facteurs : réduction des contraintes et amélioration de l'aptitude physique individuelle.
Dès lors, deux cas de figure se font jour quant à l'obtention d'une performance optimale :- la préparation biologique au sens large, dont le but est d'amener l'organisme, d'une manière physiologique, à exprimer au mieux son potentiel génétique par une amélioration progressive de la qualité des structures fonctionnelles, des réserves énergétiques et du rendement énergétique, grâce à l'entraînement, la diététique, l'échauffement, etc.- le dopage, dont l'objectif est de modifier artificiellement et bien souvent de manière temporaire l'une ou plusieurs de ces facteurs.
Le terme "dopage", qui dériverait du mot hollandais "doop", désignant à l'origine une mixture ou un liquide épais à propriétés lubrifiantes ou excitantes, paraît très difficile à définir.
De nombreuses définitions du dopage ont été proposées depuis le début du siècle lors de congrès médicaux ou d'éducation sportive, tant chez l'homme que chez le cheval. Nous en retiendrons deux qui nous paraissent les plus appropriées :- le dopage est l'administration à un individu en bonne santé, par n'importe quelle voie, d'un produit étranger au corps, ou de produits physiologiques en quantités anormales, dans le seul but d'augmenter artificiellement les prestations d'un individu d'une façon déloyale, et ce, à l'occasion d'une compétition ;- le dopage n'est pas la préparation physiologique de l'athlète ; celle-ci est essentielle et doit rester sous surveillance médicale. Est à considérer comme dopage le recours aux substances et à tous les moyens destinés à augmenter artificiellement le rendement en vue d'une compétition, et qui porte préjudice à l'éthique sportive et à l'intégrité physique et psychique de l'athlète.
Actuellement, le dopage est défini comme l'utilisation de produits interdits, inscrits sur une liste établie au niveau international.
Quoi qu'il en soit, la difficulté même de définir le terme démontre bien l'ampleur du débat strictement éthique (et peut-être trop médiatique), qui commence à concerner le chien de sport, débat qu'il nous apparaît important d'envisager avant même toute considération d'ordre technique.
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