Le suivi médical vétérinaire régulier du chien de sport ou de travail n'en est encore qu'à ses débuts, et son efficacité ne sera réelle et plus complète que lorsqu'il pourra s'appuyer sur une batterie de tests judicieusement choisis, car un seul test ne permettra jamais d'émettre un avis autorisé sur, par exemple, l'état de l'entraînement de l'animal, le vétérinaire ne devant jamais oublier que le terrain prime toujours sur le laboratoire.
Dans l'absolu, il conviendrait par le suivi de ces tests de pouvoir répondre à deux grandes préoccupations:- Le chien peut-il participer à une compétition sans risque pathologique pour lui (performance qualitative)?- Est-il possible de prévoir la performance d'un chien à l'occasion de telle ou telle compétition (performance quantitative) ?
Dès lors, il est facile de dresser une liste des questions auxquelles les utilisateurs souhaiteraient pouvoir logiquement trouver réponse :- L'entraînement peut-il être intensifié ou doit-il être allégé ? Y a-t-il un risque de fatigue de surmenage pour le chien (problème quantitatif) ?- L'entraînement produit-il les effets escomptés sur telle ou telle qualité physique ou physiologique (énergétique ou psychomotrice), ou psychologique (problème qualitatif) ?- L'entraînement permettra-t-il obtenir les résultats attendus au moment le plus opportun ?- Faut-il adapter plus finement le rationnement global et les apports nutritionnels du chien ?- L'hygiène de vie globale de l'animal est-elle bonne ?
En conséquence, le rôle du vétérinaire, dans ce domaine d'activité, devrait être, en réponse aux interrogations de l'utilisateur :- d'établir que les qualités physiques de l'animal sont bien en rapport avec l'activité sportive ou utilitaire que l'on souhaite lui voir pratiquer ; l'existence d'un pedigree ou d'un quelconque document d'origine n'a rien à voir avec la notion d'aptitude physique du chien, loin s'en faut... Tout au plus peut-elle être l'un des éléments à prendre en compte ;- de surveiller l'évolution de ces qualités au prorata de la progression dans l'entraînement ; un animal qui ne progresse pas malgré un bon plan d'entraînement est sans doute la cible d'un problème intrinsèque (pathologie intercurrente) ou extrinsèque (alimentation mal conçue, hygiène de vie...) ;- de vérifier que l'entraînement n'a pas de conséquences fâcheuses sur l'organisme en général, et éventuellement de proposer des modifications à cet entraînement en fonction du retentissement observé (fatigue, surmenage).
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