Une tumeur désigne simplement, en termes médicaux, une masse de tissus, ce qui ne présage en rien de la nature de la tumeur qui peut être bénigne ou maligne (cancéreuse). Ce terme exclut toutefois les kystes ou les abcès de nature liquidienne ou graisseuse.
Les tumeurs cancéreuses atteignent rarement l'ovaire chez la chienne (environ 1 % des cancers dans cette espèce) mais sont plus difficiles à diagnostiquer que les tumeurs testiculaires qui sont le plus souvent visibles extérieurement.
La plupart des tumeurs ovariennes sécrètent des hormones qui perturbent les cycles sexuels de la chienne et provoquent des pertes de poils symétriques et bilatérales atteignant les flancs ou les cuisses. Ce tableau clinique peut ensuite se compliquer de distension abdominale due à l'ascite (épanchement liquidien dans la cavité abdominale). Le diagnostic peut être réalisé par coelioscopie ou par examen cytologique d'une ponction du liquide d'ascite. La radiographie ou l'échographie visualisent souvent trop tardivement ces tumeurs qui sont primitivement cachées par la bourse ovarique.
En l'absence de métastases péritonéales, l'ovariectomie est préférable à tout autre type de thérapie anticancéreuse.Les tumeurs testiculaires chez le mâle ne sont également pas très fréquentes. Elles doivent être suspectées, même en l'absence de douleur ou de gonflement testiculaire, chez un chien âgé présentant des troubles hormonaux (syndrome de féminisation), une hypertrophie prostatique, une infertilité ou des dépilations à localisation particulière. La persistance d'un ou des deux testicules en position intra-abdominale prédispose classiquement à cette tumorisation chez le chien âgé.
Site et CRM réalisé par ActivSoft Zenengo