Si le chiot de grand format est prédisposé aux problèmes osseux et articulaires qui viennent d'être envisagés, le chiot de petite race est quant à lui plus souvent soumis au risque d'obésité précoce, l'hyperplasie adipocytaire juvénile. Schématiquement, un chiot de petit format qui mange trop va, dans un premier temps, multiplier le nombre de ses cellules adipeuses, sortes de petits ballonnets qui vont ensuite se remplir de graisse au fil du temps si l'excès alimentaire persiste. Le propriétaire d'un chien de petite taille se situe très souvent dans un contexte relationnel très affectif vis-à-vis de son chien, et donc assez anthropomorphique. Dès lors, et ce de manière inconsciente, ce propriétaire (et ses enfants) va facilement céder au quémandage alimentaire qui existe toujours chez le chiot : les friandises sont plus nombreuses que les caresses, le vol sur la table est signe d'intelligence du chiot et, d'une manière générale comme disent beaucoup, "il vaut mieux pour ce chiot faire envie que pitié". Chez le chien adulte, l'obésité se solde par des signes visibles à l'oeil nu. Mais chez le chiot, ceux-ci passent facilement inaperçus tant cette petite boule de poils est mignonne. Là encore on retrouve dans les causes déclenchantes de cette obésité, qui sera très difficile à faire disparaître lorsque l'animal sera adulte, l'excès alimentaire souvent lié à l'utilisation d'aliments trop appétents (conserves), distribués sans discernement.
Au total, on comprend bien qu'une mauvaise nutrition constitue la cause principale des maladies spécifiques de la croissance chez le chiot. Les troubles ostéo-articulaires sont souvent inexistants chez les petites races. Ces dernières feront par contre fréquemment l'objet de problèmes d'obésité précoce qui nuisent à leur espérance de vie.
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