Ce risque est beaucoup moins fréquent chez le chien que chez le chat du fait de certaines habitudes alimentaires néfastes concernant ce dernier (consommation trop fréquente de foie). Chez le chien, l'hypervitaminose A est en fait le plus souvent due à une distribution quotidienne d'huile de foie de morue, laquelle contient environ 2 000 unités internationales (UI) de vitamine A par gramme ! L'excès de vitamine A bloque l'ossification et induit un raccourcissement des os longs et des déformations osseuses. Ce processus est généralement irréversible.Affections articulaires
Sous le vocable global d'ostéochondrose, on regroupe divers troubles ostéoarticuIaIres survenant dans le cas présent chez le chiot en croissance. Les affections affectent principalement les chiots de grandes races, et se traduisent par des hypertrophies des cartilages articulaires qui génèrent douleurs, déformations articulaires, radius-curvus, etc. Certaines boiteries chroniques très douloureuses amènent le cartilage de l'articulation à se fissurer (cas classique de l'épaule du Labrador).
Dans ce cas, outre de très forts excès en calcium, c'est l'excès global d'aliment, inducteur d'un surcroît pondéral précoce, qui constitue pour l'animal un facteur aggravant primordial. Un aliment parfaitement équilibré mais distribué en trop grande quantité conduit vite à une surcharge de poids qui ne tarde pas à manifester ses effets mécaniques sur des structures articulaires et cartilagineuses encore en cours d'élaboration. Ce libéralisme alimentaire peut d'ailleurs être involontaire de la part du propriétaire :
dès lors que l'aliment est trop appétent et que le chiot ne cesse de quémander (cas systématique de l'aliment industriel humide et d'une manière générale des aliments trop gras) ;
lorsque la concentration énergétique de l'aliment est mal évaluée : avec la mise sur le marché d'aliments secs haut de gamme hyperdigestibles, le classique modèle de prévision, "3,5-3,5-8,5" (3,5 kilocalories d'énergie métabolisables par gramme de protéines et d'amidon, et 8,5 kilocalories par gramme de lipides) devient de type "4-4-9", les nutriments étant mieux valorisés par l'organisme. Elle peut conduire un chiot de 20 kg à mi-croissance à déposer 20 à 25 grammes par jour de graisses corporelles inutiles et nuisibles.
Dans un tel cas, et indépendamment des traitements chirurgicaux éventuellement nécessaires, le plan d'alimentation du chiot doit être revu. La révision est tout d'abord qualitative et fait appel au respect de l'équilibre nutritionnel spécifique tel que défini par ailleurs. La valorisation d'aliments complets secs adaptés dans leur formulation à tel ou tel format paraît être, de loin, la solution la plus efficace. Au plan des quantités, un programme très strict doit être suivi en respectant les étapes suivantes :
respecter parfaitement le plan de rationnement prescrit par le vétérinaire ou le fabricant, et si le chiot est trop gros pour son âge, le rationner à 75 % de ces quantités durant trois à quatre semaines ;
ne rien donner en plus de la ration quotidienne.
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