La carence en calcium conduit chez le chiot à une maladie osseuse fréquente dénommée "ostéofibrose juvénile". C'est la plus courante des maladies carentielles du chiot car associée à un régime alimentaire considéré à tort comme idéal, de type ménager, trop riche en viande et non complémenté en minéraux (nécessité d'un complément apportant deux fois plus de calcium que de phosphore), voire pire, uniquement corrigé par un apport en vitamine D. L'apport trop limité en calcium, inducteur de ce que les vétérinaires appellent le "syndrome tout viande", fait baisser le calcium sanguin, ce qui amène l'organisme à réagir en allant puiser du calcium dans l'os, et donc à déminéraliser ce dernier.
Cliniquement, cette maladie associe des troubles osseux et des atteintes ligamentaires. Le chiot présente des déformations de son squelette, douloureuses à la palpation-pression, un affaissement au niveau des genoux et des jarrets, avec une démarche de plus en plus plantigrade. L'os fragilisé peut finir par se briser presque sans cause apparente donnant lieu à des fractures dites "en bois vert" très difficiles à traiter.
Le traitement d'un tel processus ostéofibrotique chez le chiot est des plus simples dès lors qu'il est mis en oeuvre le plus tôt possible : il relève d'un simple rééquilibrage phosphocalcique de la ration ; fournir à un chiot un aliment complet formulé pour son format se révèle suffisant à un retour à la normale dès lors que, pour une grande race, il n'a pas dépassé 6 à 7 mois.
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