Le chat passe environ un tiers de son temps à dormir, un tiers à jouer, et le dernier tiers est consacré pour partie à se nourrir et pour partie à faire sa toilette.
Lorsque le chat a un libre accès à l'extérieur, il chasse volontiers de petites proies (souris, oisillons, petits oiseaux) qu'il consomme ou non, lorsqu'il est nourri par ailleurs. De ce caractère prédateur, le chat domestique, même s'il n'a pas accès à l'extérieur, garde son instinct de chasseur. Les chats sont, en effet, tous attirés par les objets en mouvement et peuvent passer de longs moments à jouer avec une balle qui va rouler dès que le chat l'aura touchée.
Pour chasser et attraper ses proies, le chat a de bons atouts. Il a l'ouïe fine, l'odorat développé, des moustaches qu'il peut orienter, la vue perçante, des griffes acérées, une grande vivacité de mouvements et une capacité exceptionnelle : celle de se déplacer sans faire de bruit.
Les griffes et les dents
Les griffes du chat présentent plusieurs particularités : elles poussent de façon continue durant toute la vie, ont une forme légèrement arrondie et sont rétractiles, insérées verticalement, et acérées.
La capacité qu'ont les chats d'extérioriser leurs griffes a plusieurs conséquences. Tout d'abord, elle leur permet de se déplacer sans bruit grâce à la délicatesse des coussinets plantaires. Ensuite, elle leur permet de protéger leurs griffes, véritables armes de chasse et de combat. Enfin, lorsqu'ils les extériorisent, celles-ci sont à la fois des armes tranchantes et aiguisées redoutables et une aide précieuse pour grimper aux arbres.
La forme des griffes permet de les entrer dans les proies ou les adversaires très facilement, comme autant de petits couteaux. Un coup de griffe se solde au moins par une belle éraflure sur la peau, même lorsque l'on se contente de jouer avec un chat.
Il est tout à fait possible de couper les griffes, mais il faut prendre quelques précautions. Tout d'abord, il faut un coupe- griffes adapté et en bon état. Il faut ensuite tenir le chat de manière à ne pas lâcher la patte au moment où l'on coupe une griffe. Enfin, lorsqu'on est bien équipé et installé, il faut saisir l'extrémité de la patte, presser délicatement la dernière phalange entre deux doigts et couper dans le sens de la griffe (sens inverse de l'utilisation d'un coupe-ongles chez l'homme) pour ne pas écraser celle-ci. Lorsque l'on extériorise une griffe, on distingue nettement deux zones : une rosée vers le doigt et une plus claire vers l'extrémité. Il faut couper dans la zone claire, la zone rosée correspondant à la racine de l'ongle et contenant des vaisseaux sanguins. Le chat est armé de quatre griffes par patte arrière et cinq par patte avant. La cinquième de ces griffes est située sur l'ergot (qui correspondrait au pouce). Il faut surveiller cette griffe qui, si elle n'est pas coupée, peut pousser jusqu'à revenir vers la peau et blesser la patte. De nombreux chats utilisent volontiers les troncs d'arbre ou, à défaut, une planche verticale comme griffoir. Ce geste a pour effet de limer les griffes, pas tant pour les user que pour les renouveler puisqu'il s'agit en fait de délivrer l'ongle de la couche superficielle, ancienne, et d'aider la griffe sous-jacente, acérée, à être fonctionnelle. Certains chats ont, par ailleurs, la particularité de se couper les griffes tout seuls. On peut ainsi les voir une patte dans la bouche, comme s'ils se rongeaient les ongles.
Outre les griffes, les dents représentent la seconde série d'armes naturelles du chat, les crocs en particulier. Les dents du chat sont plus adaptées à saisir, déchiqueter, déchirer les proies qu'à mâcher les aliments qui sont souvent avalés tout rond.
L'eau
Les chats, vraisemblablement originaires du désert, sont de piètres buveurs. Par ailleurs, leur urine est très concentrée. Le chat qui consomme une proie consomme de l'eau, puisque, qu'il s'agisse d'une souris ou d'un oiseau, l'eau représente 60 % de l'organisme, mais il a peu tendance à boire spontanément. De la même façon, les chats qui consomment des aliments humides, en boîte, ont tendance à boire peu, voire pas du tout ; alors que ceux qui consomment des croquettes boivent en marge de la consommation de nourriture. Cette consommation d'eau se fait par petites quantités mais entre 10 et 20 fois par jour. Il est donc indispensable que les chats disposent en permanence d'eau propre. L'idée reçue selon laquelle les croquettes favorisent telle ou telle maladie, rénale en particulier, est définitivement fausse. En revanche, il est indispensable de veiller à ce que le chat puisse boire suffisamment d'eau pour justement permettre un bon fonctionnement de ses reins.
La stérilisation
Environ 50 % des chats domestiques, mâles comme femelles, sont stérilisés. Cette stérilisation ne pose pas de problème particulier, excepté en ce qui concerne l'alimentation. En effet, la stérilisation a pour conséquence une augmentation de l'appétit et, parallèlement, une diminution des besoins en énergie, tant chez le mâle que chez la femelle. Aussi les chats stérilisés doivent-ils recevoir soit une quantité moindre d'aliments, soit un aliment moins riche en énergie, pour éviter qu'ils ne deviennent obèses. On peut même habituer le chat à recevoir moins d'aliments dès 1 à 2 semaines avant la date prévue pour la stérilisation. Le chat ainsi habitué ne se fera que mieux à son nouveau statut.
Espérance de vie
Bien que certains chats atteignent l'âge record de 30 ans, l'espérance de vie du chat est en moyenne de 12 ans chez les chats stérilisés. Chez les chats entiers, elle descend à 6 ans chez les femelles et à 5 ans chez les mâles. Cette différence s'explique par la tendance qu'ont les chats entiers à errer, et donc à être plus exposés aux risques que constituent, d'une part, la circulation automobile et, d'autre part, les maladies contagieuses, infectieuses, parasitaires, etc. En effet, dès lors que les chats ont accès à l'extérieur, ils ont tendance à rencontrer leurs congénères soit pour se reproduire, soit pour se battre dans des conquêtes de territoire ou des luttes amoureuses. Ces contacts rapprochés sont des facteurs favorisants de transmission de maladies et concourent à écourter la vie du chat. Néanmoins, le nombre de chats âgés augmente sans cesse, signe d'une alimentation mieux maîtrisée, de vaccinations de plus en plus nombreuses et efficaces aini que d'une meilleure médicalisation.
Site et CRM réalisé par ActivSoft Zenengo