De nos jours, il est encore difficile de classer certains canidés comme le loup d'Abyssinie Canis simensis (500 individus subsistent encore en Éthiopie) parmi les loups, les renards ou les chiens sauvages !
Quoi qu'il en soit, si l'on exclut les loups du groupe des chiens sauvages, on trouve encore aujourd'hui quelques types de chiens sauvages : les chiens chantants de Nouvelle-Guinée, les chiens Pariahs d'Inde et d'Afrique, le Basenji du Congo (dont beaucoup sont actuellement domestiqués et même reconnus par la FCI), les chiens de Caroline et les Dingos d'Australie. Tous les chiens sauvages présentent une certaine homogénéité morphologique.
En ce qui concerne les Dingos d'Australie, les scientifiques savent qu'ils ont gagné le continent australien avec l'homme, il y a 15 000 à 20 000 ans lorsque le passage par la terre ferme était encore possible, mais ils ne savent pas encore s'il s'agit d'un chien domestique retourné à l'état sauvage ou d'une espèce à part.
Dans le premier cas, on l'appellerait Canis familiaris dingo et dans le second cas Canis dingo.
Tant que le doute persistera, cet animal vivra sans appellation scientifique...
Le chien laissé à l'état sauvage peut-il redevenir un loup ?
Partant du principe que l'évolution ne revient jamais en arrière, des chercheurs de l'université de Rome ont étudié des colonies de chiens sauvages vivant dans les Abruzzes, en Italie centrale. Ils ont constaté que les chiens des bois vivaient comme des loups, c'est-à-dire en meute avec des territoires bien définis, contrairement aux chiens errants des villages qui luttent généralement chacun pour leur propre compte.
Cependant, les chiens sauvages ne ressemblent pas pour autant à des loups. Ils sont, en effet, plus petits, de couleur ambre marron, ce qui indique une perte définitive d'allèles, sans doute consécutive à un épisode de domestication au cours de leur histoire.