Il est toujours plus facile et plus économique de prévoir et donc de prévenir les aboiements que d'y remédier. L'implantation et l'orientation du chenil doivent dès sa conception, tenir compte de la propagation des aboiements (vents dominants), de l'écho qu'ils pourraient engendrer (géographie du site), et des facteurs risquant de les déclencher (bruits, passages, odeurs et tout stimulus extérieur détectable par les sens affinés des chiens). Ainsi, un chenil implanté en altitude, loin de toute habitation, route ou voie de chemin de fer et disposé en "U" permettra de prévenir efficacement la plupart des aboiements et des plaintes qui en découleraient. (voir schéma).Une bonne éducation permet de les limiter à quelques vocalises utiles (chiens de gardiennage, chasse, pistage ou décombre). Certaines races de chiens comme le basenji sont d'ailleurs réputées pour leur absence totale d'aboiements. D'autres comme les Lévriers, les Chow-Chow ou les shar-pei se révèlent également peu locaces.Les aboiements sont souvent provoqués par un événement inhabituel ou par une jalousie quand les grognements de menace ou les gémissements s'avèrent insuffisants.
Pour les limiter, il faut donc :- habituer les chiens à un rythme régulier,- toujours faire accompagner les visiteurs par un membre du personnel auquel les chiens sont habitués,- limiter les stimuli visuels, sonores ou olfactifs en provenance de l'extérieur comme de l'intérieur (odeur et bruits de préparation des repas en cuisine) ; à cet effet, il est conseillé d'implanter une clôture opaque en périphérie du chenil ou de planter une haie dense derrière le grillage de clôture. Cette dernière s'avère cependant plus efficace comme barrière visuelle que sonore,- éviter que les chiens enfermés puissent assister aux ébats des chiens sur l'aire de détente (séparation par une haie) ;- loger les chiens par couples compatibles et les séparer en cas de conflits répétés ;- distribuer les repas individuellement, en quantité suffisante pour éviter la concurrence alimentaire ; limiter au minimum le temps de préparation et de distribution des repas (aliments secs, distribution à l'aide d'un chariot roulant) ;- enfermer les chiens la nuit dans un box aveugle, l'ouverture de la niche étant dirigée vers le couloir central.
Si, malgré toutes ces précautions, certains aboiements gênants persistent, un dressage de déconditionnement s'impose avec l'éventuel recours à certains accessoires (colliers à stimulus disruptif) utilisés seuls ou conjointement à une médicalisation.
Certains éleveurs ingénieux ont inventé un système automatique composé d'un capteur d'aboiement (microphone) et d'une électrovanne faisant tomber une punition du ciel (aspersion d'eau ou tout autre "châtiment" surprenant!) sur chaque contrevenant.
Une fois le déconditionnement obtenu, il suffit de remplacer tous ces systèmes par des équipements factices (collier sans recharge, pommeau de douche sans électrovanne) pour pérenniser les résultats de cet apprentissage.
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