Les odeurs sont véhiculées par les fines gouttelettes d'humidité, s'évaporent par l'action de la chaleur et sont dispersées par les vents. La maîtrise des mauvaises odeurs en élevage passe donc par le respect d'une hygrométrie, d'une température et d'une aération adaptées tout en limitant bien sûr leurs sources en agissant sur l'alimentation et l'hygiène.
L'utilisation d'aliments de bonne digestibilité limite la quantité d'excréments et facilite leur élimination. Il n'est pas exceptionnel que le passage à un aliment hyperdigestible (dit "premium") réduise de moitié la quantité d'excréments. D'autres techniques (nettoyage des courettes une à deux heures après les repas, imperméabilisation des revêtements de sol, orientation des courettes vers le Sud, limitation de la quantité d'eau de lavage, ventilation passive ou dynamique) ont déjà été évoquées précédemment. Les déjections pourront être stockées dans une fosse à lisier de capacité suffisante (fosse préfabriquée ou coffrage de ciment couvert et enterré d'environ 3000 litres pour 40 chiens) distincte du circuit de collecte des eaux résiduaires et vidangée régulièrement par une société spécialisée.
Toutefois, il est plus économique dans les élevages à grand effectif de recourir au système de digestion bactérienne du lisier transformé en fumier (bactéries lactiques type Cleralit)
Le traitement des déchets (biofiltre, station de lagunage ou d'épuration) nécessite un équipement beaucoup trop coûteux pour la plupart des élevages canins.
Les désodorisants sont souvent des sprays pulvérisant de lourdes gouttelettes qui piègent les odeurs au cours de leur retombée.
Leur efficacité reste donc généralement transitoire.
Il est préférable de disposer d'un thermonébulisateur qui, par le faible diamètre (1 à 5 microns) et le chauffage des microgouttelettes diffusera plus largement en hauteur et de manière plus rémanente des particules de désodorisant en suspension.
L'utilisation d'huiles essentielles dans ce type d'appareils contribue de surcroît à la prévention des affections respiratoires et à l'éloignement des insectes (vertus insecticides des terpènes). A titre d'exemple, l'emploi d'une émulsion à 1% d'huiles essentielles (Phagogenyl, Pulmophyton) à raison d'1ml/m convient pour une désinfection aérienne sommaire en présence d'animaux.
Cet appareil peut également être utilisé pour la désinfection des locaux hermétiques (maternité, quarantaine, infirmerie) lors des vides sanitaires et peut même, pour des raisons économiques, être mis en commun par plusieurs éleveurs.
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