De ce bref aperçu du parasitisme interne en élevage canin, retenons les points clés suivants :
Il existe principalement trois formes de parasites digestifs chez le chien: vers ronds (ascarides, trichures et ankylostomes), ver plat (taenia) et protozoaires (coccidies, giardia).
On ne peut demander à un vermifuge d'être efficace contre toutes ces formes parasitaires. Certains antiparasitaires auront un spectre large, d'autres plus ciblé sur un parasite identifié. Etant donné le coût très modique d'une analyse coproscopique collective en élevage, il est fortement recommandé de prélever deux fois par an un échantillon de selles provenant d'une dizaine de chiens et de les expédier pour un contrôle à l'UMES ou dans tout établissement vétérinaire. L'étude des cycles et des symptômes permettra de choisir les échantillons en fonction des risques liés au stade et au mode de vie de chaque chien.
Cette méthode s'avère beaucoup plus efficace et économique que des vermifugations systématiques en aveugle ! (voir plan de vermifugation) Quelques élevages ont même réussi à s'affranchir de tout usage de vermifuge au prix d'une identification des parasites suivie d'une rupture de ses cycles de contamination.
Même si de nombreux éleveurs déplorent l'absence de vermifuges économiquement adaptés à leur exploitation, le recours à des vermifuges non autorisés pour l'espèce canine ne peut se faire que sous l'entière responsabilité du prescripteur. Les vermifuges adaptés aux espèces de rente, même s'ils renferment souvent des principes actifs comparables, n'ont pas le même excipient et se révèlent parfois inactifs voire toxiques pour le Chien.
A titre d'exemple, certaines races comme le colley, le bobtail ou le boxer expriment une sensibilité particulière à l'ivermectine, vermifuge injectable qui n'a pas d'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour l'espèce canine.
La prévention (hygiène, connaissance minimale de la biologie des parasites, quarantaine, identification des facteurs de risque ...) reste encore une fois, dans ce domaine, beaucoup plus rentable et gratifiante que le traitement.
Pensez à incinérer les selles émises après une vermifugation. Cette simple précaution évitera bien des recontaminations.
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