Lorsque toute la portée se trouve privée de lait maternel, le recours à un lait de remplacement adapté à l'espèce canine permet généralement d'assurer la survie des chiots malgré un léger retard de croissance par rapport à la moyenne de leur race (moins de 10%) souvent rattrapé après le sevrage.
Les chiots tétant spontanément plus de 20 fois par jour, il sera difficile à l'éleveur de maintenir ce rythme d'allaitement. Il est conseillé de nourrir toutes les 3 heures la première semaine en adoptant un rythme régulier et en respectant impérativement les temps de sommeil (plus de 90% du temps la première semaine) indispensables aux phénomènes d'attachement et d'imprégnation.
Bien qu'il soit possible pour un particulier de "materniser" du lait de vache pour l'adapter aux besoins des chiots, l'utilisation des laits maternisés en poudre s'avère beaucoup plus adaptée aux besoins de l'éleveur canin notamment grâce à ses apports contrôlés en lactose.
Exemple de recette ménagère permettant de pallier transitoirement l’absence de lait maternel
Outre l'économie et le gain de temps apportés par les laits maternisés, leur présentation sèche limite les risques de diarrhées chez les chiots dont l'acidité gastrique est encore insuffisante pour stériliser efficacement le bol alimentaire.
Après reconstitution et réchauffement à 37°C, ce lait est administré soit au biberon soit par gavage à l'aide d'une sonde (type sonde urinaire) en cas de refus de téter (voir schéma sur le positionnement de la sonde). Lors d'administration buccale à l'aide d'une seringue, le lait doit avoir la consistance d'une bouillie plus épaisse pour stimuler le réflexe de déglutition et limiter ainsi les risques de "fausse route" (passage dans l'arbre respiratoire responsable de broncho-pneumonie).
Pour éviter le recours à l'allaitement artificiel, il est naturellement préférable, si l'éleveur dispose d'une chienne nourrice au même stade de lactation (ou même en lactation nerveuse), de proposer à cette dernière un chiot à l'adoption.
Le frottement de l'orphelin contre les chiots de la nourrice permet de l'imprégner d'une odeur qui semble favoriser l'acceptation. En effet, au cours des deux premiers jours post-partum, si le chiot n'est pas encore attaché particulièrement à sa mère, cette dernière, en revanche sait très bien reconnaître ses petits.
A partir de la troisième semaine, l'éleveur peut proposer très progressivement aux chiots un aliment de croissance sous forme de bouillie tiède en complément du lait maternel dont la production commence à s'infléchir. Certains chiots se dirigent d'ailleurs spontanément vers la gamelle de leur mère et commencent à laper et à imiter son comportement alimentaire.
Comme les oisillons qui sont nourris au "lait de jabot", il arrive que les chiots sollicitent des régurgitations maternelles à cette époque. L'ensemble de ces manifestations indique que le sevrage peut débuter.
Site et CRM réalisé par ActivSoft Zenengo