Mardi 18 juillet, rendez-vous dans l’un des chenils de la Police Moscovite. Une première pour la presse occidentale et un accueil chaleureux de la part des responsables du premier puis du second centre.
Grâce à l’aide des responsables du Russian Kennel Federation, le Police Center of Kynologia, situé au Nord-Est de Moscou nous ouvrait ses portes.
Ce chenil n’est pas récent. Il fonctionne depuis 30 ans et compte une trentaine de chiens opérationnels, en majorité des Bergers Allemands ainsi que trois Labradors et quelques autres races comme le Rottweiler et une race typiquement russe, l’East European Shepherd (pas encore reconnue par la FCI). C’est l’un de ces derniers, un mâle de huit ans qui nous fit la première démonstration : exercices de défense, de plat et ensuite, retour au chenil.
Malheureusement, la chaleur caniculaire – plus de 30°- rendait l’exécution des exercices particulièrement éprouvante, notamment, les exercices de mordant sur l’Apache. Un peu de plat - marche au pied et positions - fut exécuté sans problème.
Le suivant était un Berger Allemand, corpulent, qui s’est distingué à de nombreuses reprises dans la recherche de narcotiques, sous la conduite de la responsable du centre.
Malgré l’ancienneté du chenil, les boxes semblaient relativement récents. Nous avons eu la possibilité de voir deux des Labradors entraînés au Centre, le troisième étant ce jour là en service. Il y avait une femelle jaune nommée Mira, qui travaille depuis deux ans dans l’une des spécialités de la formation, la recherche d’armes et d’explosifs, et le mâle noir Sky, également opérationnel dans le domaine de la recherche d’explosifs et d’armes.
L’incorporation du Labrador est relativement récente dans les chenils de la Police moscovite. Tout a débuté à l’époque du conflit Tchétchène lorsque les premiers Labradors ont été formés. Pour des raisons de sécurité, il devenait urgent pour les équipes en opération de disposer de chiens plus discrets que les habituels Bergers Allemands, d’ou le choix du Labrador, moins identifiable lors des opérations en ville. Dans le Caucase, lors de différentes missions de recherches d’armes et d’explosifs, l’utilisation du Labrador a permis aux forces de Police d’évoluer sans se faire remarquer, car là-bas, le Labrador est pris pour un simple chien des rues…
Aujourd’hui, deux centres fonctionnent à Moscou, et comptent de 20 à 70 chiens opérationnels. A terme, une dizaine de centres flambants neufs seront opérationnels pour l’ensemble des forces de Police de Moscou qui compte, rappelons, plus de 15 millions d’âmes !
Il existe également un chenil d’élevage en dehors de Moscou qui est chargé de faire naître puis de sélectionner les futures générations de chiens policiers (comme le chiot ci-dessous) mais généralement, les chiens viennent d’élevages privés. A l’issue des tests, ils incorporent les rangs de la police. Le chenil comptait plusieurs « retraités » qui termineront leurs jours dans le centre.
Sur le plan du travail proprement dit, quatre grands domaines font partie de la formation et des compétences des équipes maîtres/chiens :
- la recherche des narcotiques
- le pistage (personnes disparues, cadavres, etc…)
- la détection d’explosifs et d’armes
- le chien de patrouille et de protection, un métier qui requiert des aptitudes pour l’ensemble des autres disciplines, car un chien qui patrouille peut être amené à rechercher des narcotiques ou des explosifs...ou tout simplement, à découvrir une cache…