OBJECTIFS
Savoir reconnaître une détresse respiratoire et pratiquer les gestes adaptés.
Dès qu'un chien est en arrêt respiratoire, il doit, après libération des voies aériennes, être ventilé artificiellement.
LES CAUSES
Obstruction des voies aériennes ;
composition de l'air anormale (intoxication, hypoxie) ;
ventilation arrêtée.
SIGNES
Arrêt des mouvements de la cage thoracique et de l'abdomen.
CONDUITE A TENIR
Dégager le chien de la cause de la détresse s'il y a lieu (couper le courant électrique, sortir du local enfumé...) :
- 1re situation :
animal inconscient, ventilation présente mais menacée, mouvements réguliers du thorax et de l'abdomen. Voir chapitre 5. Laisser le chien sous surveillance permanente ;
- 2e situation :
animal inconscient, ventilation arrêtée, plus de mouvements respiratoires, muqueuses cyanosées (bleutées) ;
vérifier la liberté des voies aériennes (ôter le collier, ouvrir la gueule et tirer la langue, laisser la tête en extension et en position déclive.
Faire deux insufflations :
si le thorax se soulève, vérifier le pouls fémoral :
présent : continuer la respiration artificielle ;
absent : associer un massage cardiaque ;
si le thorax ne se soulève pas, c'est que les voies aériennes sont obstruées au niveau de la trachée. Dans ce cas, on peut pratiquer une manoeuvre apparentée à celle d'Heimlich chez l'homme et visant à faire une seule fois une compression violente de la base du sternum pour éjecter le corps étranger par expiration forcée ;
technique : bouche à truffe. Maintenir la gueule fermée avec les mains, souffler dans les naseaux du chien progressivement. L'expiration est passive.
Fréquence des insufflations :
12 à 16 pour un grand chien ;
15 à 20 pour un petit chien.
Pour qui répugnerait à placer sa bouche sur la truffe du chien, il est possible, bien que moins efficace, de pratiquer un massage thoracique afin de relancer la respiration en profitant de l'espace mort pulmonaire. Dans ce cas, le chien sera placé en décubitus latéral sur une surface dure.
- 3e situation :
animal inconscient dont le thorax ne se soulève pas à la suite des deux premières insufflations, ou animal conscient qui "avale de travers" ;
si possible maintenir le chien par les postérieurs, tête en bas.
- 4e situation :
animal inconscient, arrêt respiratoire et pouls absent.
SIGNES D'EFFICACITE
Réapparition de la ventilation spontanée avec des mouvements thoraciques amples, réguliers, à une fréquence normale :
12 à 16 pour les grands chiens ;
15 à 20 pour les petits chiens.
Recoloration rosée des muqueuses.
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