À ses débuts, la rééducation fonctionnelle, ou physiothérapie, était considérée comme le traitement de maladies ou de traumatismes par l'usage du chaud ou du froid, par les massages, ainsi que par l'exercice. Fort heureusement, la physiothérapie a évolué de façon dynamique. On adapte à présent toutes les techniques utilisées en kinésithérapie humaine à la médecine vétérinaire, que ce soient des méthodes manuelles, thermodynamiques ou instrumentales.
Avant d'envisager quelque protocole que ce soit, le thérapeute se doit d'examiner l'appareil locomoteur du chien, afin de savoir sur quelles structures il devra travailler (muscles, tendons, ligaments, ou articulations). Le recueil de données est important pour un suivi objectif de l'évolution : mesure de circonférence du membre, mesure du degré de mobilité, et observation de la démarche. Le suivi objectif de l'évolution permet d'évaluer les progrès de l'animal, et d'adapter au mieux le programme de rééducation.
Les mesures normales doivent être connues. On mesure d'abord la zone non affectée, puis la zone à traiter. La mesure de la circonférence du membre doit être prise lorsque le membre est en appui sur le sol, avec des repères anatomiques précis. Pour les mesures goniométriques, permettant d'évaluer le degré maximal d'extension ou de flexion d'un membre, ce dernier doit être relâché, et l'articulation doit être amenée à son degré de mobilité maximal.
L'observation est un des meilleurs moyens de détecter des changements dans la démarche. C'est aussi une façon d'évaluer le moment à partir duquel le chien fatigue.
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