Un chien ne vit, en général, pas aussi longtemps que son maître, aussi faut-il se préparer à verser même quelques larmes à sa mort (sans parler de l'immense chagrin d'un enfant qui y est confronté!).
Dans le meilleur des cas, cette mort est soudaine. Mais parfois il aura fallu, suite à une douloureuse maladie, avoir le courage d'abréger ses souffrances en confiant votre compagnon à un vétérinaire afin qu'il lui inocule un produit qui le plongera doucement dans un sommeil définitif, lui évitant ainsi douleur et frayeur.
Face à cette disparition, quelques détails techniques sont à prendre en compte.
En ce qui concerne les chiens inscrits au LOF (Livre des origines français), ceux qui ont été confiés par une association de protection animale ou bien encore ceux qui, en raison de leur fonction de chien de garde, sont pris en charge par une entreprise, il faut obligatoirement effectuer une déclaration officielle.
Rappelons que les chiens qui, outre leur valeur sentimentale, présentent une valeur vénale (chiens d'exposition ou d'assistance...) ont la possibilité, sous certaines conditions, de bénéficier d'une garantie décès contractée auprès d'une compagnie d'assurances.
Il est, bien évidemment, totalement interdit d'abandonner la dépouille de son chien sur la voie publique ou dans les ordures ménagères (Code départemental de la santé, art. 98).
En revanche, suivant les convictions de chacun, et également selon les disponibilités financières, plusieurs choix sont offerts :
- l'enterrer dans son jardin. Mais pour respecter les conditions d'hygiène liées à cette tolérance, il faut le faire au moins à 35 m des habitations, des puits ou des sources, puis le recouvrir de chaux vive et d'au moins 35 cm de terre ;
- l'inhumer dans un cimetière animalier. Les cimetières de ce type (de plus en plus nombreux) pratiquent des prix très variables. Toutes sortes de services y sont proposés : dalles en ciment ou en marbre, caveaux, cercueils, monuments...). Un des plus célèbres est celui de l'île des Ravageurs à Asnières, site classé où plus de 100 000 chiens sont ensevelis (plus de 40 000 tombes) dont Rintintin, les chiens de Sacha Guitry, de Courteline ou Barry, chien d'assistance célèbre du Grand-Saint-Bernard ;
- dans les campagnes ou les localités de moins de 10 000 habitants, on peut remettre le corps à la fourrière municipale, à son vétérinaire ou à un équarrisseur (sachant, et c'est difficile à envisager pour la plupart des maîtres, qu'il s'agit d'effectuer une transformation industrielle pour extraction des graisses et des peaux). En ce qui concerne Paris, il existe un service de fourrière à la préfecture de police qui se charge d'enlever le corps à domicile ;
- recourir à la crémation, qui offre la possibilité de récupérer les cendres dans une urne si une incinération individuelle a été demandée.
Sans ressentir aucune honte à éprouver un fort chagrin à la mort de son animal, chacun dispose donc de différentes solutions pour s'en séparer décemment, sans toutefois tomber dans des excès comme l'édification de monuments !