Funambule hors pair, le chat est un véritable artiste qui travaille sans filet, que ce soit pour redescendre ou pour grimper en vitesse. Son aisance naturelle vient de nombreux atouts : la souplesse articulaire et musculaire, sens de l'équilibre et une excellente vision qui lui permet de repérer les obstacles.Aussi véloce que le cheval, le chat peut adopter des démarches à 2 ou 4 temps, et prendre 4 allures différentes : le pas, l'amble, le trot et le galop.Grimper est pour lui l'enfance de l'art, même sur des sols apparemment lisses. Ses griffes sont de puissants alliés, même si les chats opérés et privés de griffes semblent se débrouiller tout aussi bien.
Le chat sait toujours redescendre de l'endroit où il a grimpé, sauf s'il est pris d'angoisse au sommet et que les cris de son propriétaire, encore plus effrayé, ne le privent de tous ses moyens pour redescendre. Attention aux risques pris en allant chercher un chat en haut d'un arbre ou en situation délicate : les griffures sont souvent de mise, le chat s'agrippant à son sauveteur avec parfois trop d'emprise.
Enfin, l'idée populaire selon laquelle un chat retombe toujours sur ses pattes est fausse. Certes, au-delà du 7e étage, la vitesse de chute du chat restera toujours la même et les lésions ne seront pas plus graves. Mais on déplore souvent à ces altitudes des fractures, des pneumothorax pouvant compromettre gravement la vie du chat.
A moins d'un mètre cinquante, le chat n'a pas le temps de se retourner et tombe sur l'une ou l'autre partie du corps, endommagée.
Entre ces deux hauteurs, certains chats parachutistes s'en tirent sans une égratignure là où d'autres finissent prématurément leur vie. Il faut toujours surveiller les balcons, particulièrement en ville, où pigeons et autres volatiles peuvent tenter le chat de pencher son nez plus qu'il ne le faudrait.
Par opposition à l'homme, l'animal ne disposait jusqu'au XVIIIe siècle que de son instinct pour organiser ses comportements. L'excès inverse a consisté ensuite à exagérer la notion d'intelligence chez lui et à confondre ce qui est du simple apprentissage (aussi complexe soit-il) avec une réelle intelligence (d'après J.-P. Chaurand, le Comportement du chat et ses troubles, Éd. du Point Vétérinaire, 1995).