Le cinéma a ses dresseurs de chats : le Britannique John Holmes ou l'Américain Frank Inn qui en sélectionna plusieurs catégories : chats bossus pour faire le gros dos, chats qui font peur aux poils hérissés, les chats qui baîllent, qui se lèchent les moustaches... D'après lui, "les meilleurs comédiens sont les chats gourmands" car ils ne travaillent pas pour une caresse, mais seulement pour une pâtée.
En 1920, parmi les chats acteurs, Pepper The Cat, personnage du film Down of the Farm, était très attaché à Mak Sennet. Il était affectueux et s'entendait à merveille avec Frederich la Souris ou Teddy le Danois.
En 1952, Rhubard, personnage central du film du même nom, est un chat bagarreur, aigri et perfide. À travers ce chat au caractère ombrageux dont un vieux milliardaire misanthrope fait son unique héritier, Arthur Lubin caricature la société américaine, ses gangsters et sa police conciliante, sa publicité tapageuse et son fétichisme.
À son époque, le chat Rhubarb, une véritable star, fut payé très cher Il reçut d'ailleurs deux Patsy Award (oscar pour les animaux).
De nombreux chats apparaissent avec plus ou moins d'intérêt dans des films de qualité inégale. Ils représentent à l'écran les thèmes traditionnels qui leur sont liés :
Le surnaturel : Le chat qui vient de l'espace de Norman Tokar, Un jour, un chat de Jasny Jones, le chat dans Alien de Ridley Scott, la Féline de Jacques Tourneur, Cat People de Paul Schrader, le Chat noir d'Edgard George Ulmer, tiré de la nouvelle d'Edgar Allan Poe.
La sensualité. La sexualité, la femme : la Féline de Jacques Tourneur, Cat People de Paul Schrader, la Femme du boulanger et sa Pomponnette de Pagnol.
Cependant, malgré ces quelques films, le chat ne semble pas encore avoir trouvé de véritable rôle au cinéma.