Une enquête de personnalité menée outre-Manche par le Feline Advisory Bureau* (FAB) vient d’être publiée. Réalisée auprès de nombreux propriétaires de chats, cette enquête a permis de mesurer quelques distinctions intéressantes entre chats de race et chats de gouttière.
1800 personnes ont répondu à cette enquête de personnalité FAB*/Felix et les réponses de 1853 questionnaires ont été étudiées. D’un point de vue scientifique, comme le précise Claire Bessant, la présidente du FAB, l’échantillon n’est pas vraiment représentatif de la population féline puisque 60% de ceux qui ont répondu possédaient un chat de gouttière et 40% un chat de race. Selon les chiffres du Pet Food Manufacturers’ Association, le chat de gouttière représente plus de 92% des chats en Angleterre. Cette sureprésentation du chat de race n’enlève toutefois rien à l’ intérêt et à la qualité des milliers de données qui ont été recueillies. Si la plupart des races étaient représentées dans l’enquête, le Siamois et le Burmese, suivis du Persan sont les trois premières races représentées.
Cette enquête, dont le compte rendu est publié sur le site du FAB (voir en bas de notre document) explore de nombreux domaines de la vie féline : les conséquences de l’environnement sur le comportement du chaton, les relations entre chats, les effets de l’âge sur le style de vie… Nous vous livrons ici les données les plus caractéristiques concernant « la personnalité » du chat.
Les chats de gouttière ont été estimés 2 fois plus nerveux avec des étrangers ou des objets nouveaux que les chats de race. Les différences observées les plus notables étant avec le Chat des Forêts Norvégiennes (11 fois moins nerveux), les Ragdolls (5 fois moins nerveux), les Burmeses (3 fois moins nerveux) et les Tonkinois (3 fois moins nerveux).
Le Bengal a été trouvé 8 fois plus sûr de lui que les chats de gouttière et le Burmese, 2 fois plus. Le Birman, le Burmese, le British Shorthair, le Maine Coon et le chat des Forêts Norvégiennes ont été déclarés comme plus confiants avec l’âge que les chats de gouttière.
Le Bengal et le Korat ont été déclarés 3 fois plus réactifs, le Burmese et le Tonkinois, 2 fois plus. Le Birman, le Burmese, le Chat des Forêts Norvégiennes ont été déclarés comme plus réactifs avec l’âge que les chats de gouttières.
Globalement les chats de race ont été estimés deux fois plus audacieux et demandeurs. Les British Shorthairs et les Maine Coons ont été déclarés comme ayant des caractères évoluant avec l’âge et devenant plus exigeants.
Les chats de race ont été classés comme étant plus actifs que les chats de gouttière, à l’exception du British Shorthair, moins actif. Le Bengal a été déclaré comme 6 fois plus actif que les chats de gouttière, le Tonkinois 5 fois, le Burmese 4 fois, le Somali 3 fois. L’Oriental et le Siamois deux fois plus.
Les chats de race ont été estimés comme 2 fois moins « distants » que les chats de gouttière.
Dans cette enquête, les chats venant d’une animalerie ont été déclarés 5 fois plus susceptibles d’adopter un comportement agressif que ceux venant de chez un éleveur et beaucoup plus susceptibles de faire preuve d’un comportement destructeur. Les chats de race ont été estimés comme 2 fois moins susceptibles d’adopter des comportements agressifs que les chats de gouttière.
La moitié des chats de cette enquête ont été déclarés comme aimant être toilettés. Birmans, Burmeses, Orientaux, Siamois, Tonkinois, et les autres races aiment davantage les soins du pelage que les chats de gouttière, la longueur de poil n’ayant pas d’incidence.
44% des chats de cette enquête « rapportent ». Bien sûr, ce sont surtout les chats âgés de moins de 5 ans qui ont le plus ce genre de comportement mais Burmeses, Siamois, Tonkinois, Somalis, Ragdolls et chats des races Rex jouent davantage à rapporter que les chats de gouttière.
1374 chats de cette enquête ont été déclarés comme allant à l’extérieur (soit 69%). Sur les 444 ne sortant pas, 183 exercent leur comportement de prédateur en capturant des insectes. 71% des propriétaires déclarent que leur chat attrape plus d’une sorte de proie. Chez ceux qui n’attrapent qu’une seule sorte de proie, 6,3% attrapent des oiseaux, 5,8% des rongeurs, 0,1% des lapins, 11% des insectes, 2,3% des grenouilles.
Les chasseurs se rencontrent 2 fois plus à la campagne et les chats de gouttière sont déclarés 1,5 fois plus chasseurs que les chats de race. Les Birmans et les Persans sont déclarés comme étant significativement moins chasseurs que les chats de gouttière.
En 2002, les membres de l’APBC (Association of Pet Behaviour Counsellors) ont soigné 1807 chiens et 714 chats pour des problèmes de comportement. 29% des cas relatés chez le chat concernaient des problèmes de propreté dans la maison, 22% des problèmes de marquage ( urinaire et griffures), 12% des problèmes d’agressivité vis-à-vis des gens.
Sur les 1853 chats de l’enquête, 1389 ont fait preuve d’un problème de comportement : 325 concernant la propreté, 158 le toilettage excessif, 103 l’agressivité, 201 l’agressivité envers les autres chats de la maison, 107 l’hyper - attachement à leur maître suite à des périodes de séparation, 75 des destructions avec les griffes, et 34 ont eu un comportement sexuel inapproprié.
Les mâles de cette enquête ont été déclarés 1,5 fois plus bavards que les femelles, 1,5 fois plus agressifs à l’extérieur envers des chats étrangers, faisant preuve de 3 fois plus de problèmes de propreté et de 7 fois plus de comportement sexuel inapproprié. Les femelles en revanche sont sujettes 1,5 fois plus que les mâles à une nervosité excessive.