Le Persan partage avec quelques autres races félines l’insigne honneur de se décliner dans toutes les robes imaginables chez le chat. Dès sa création, à la fin du XiXe siècle en Grande-Bretagne, presque toutes ces couleurs étaient présentes, mais, ignorées ou simplement négligées, certaines disparurent pour ne réapparaître que des décennies plus tard.
Aujourd’hui, les Persans sont classés en grandes catégories qui incluent toutes les combinaisons de couleurs possibles. En voici un panorama, cet article faisant suite à celui intitulé « Persan : le Shah des chats ».
Appelés autrefois self ou unis, les Persans solides sont des chats de couleur uniforme sur tout le corps sans marques tabby ni taches blanches. Un Persan noir, par exemple, est noir de jais, de la racine jusqu’au bout du poil. Le Persan bleu a longtemps été l’un des plus recherchés car tout au début de la félinotechnie, il symbolisait « Le chat de race » avec sa longue robe et sa délicate tonalité inconnues chez les chats de ferme anglais, pays où est née la race Persane. Il était si populaire que dès 1901, un club félin britannique, le Blue Persian Society, se consacra uniquement à son élevage et sa sélection.
A côté du noir et du bleu on trouve aussi le red, ou rouge, le crème et leurs variations féminines, le tortie et le bleu-crème où les tonalités rouge et noir, et bleu et crème se mêlent intimement pour donner parmi les plus belles robes félines.
Plus récemment, les nouvelles couleurs se sont ajoutées à ces nuances « classiques » : le chocolat et le lilas grâce entre autres à des mariages avec des Birmans chocolat point et lilas point. Bien que le cinnamon et le fawn soit théoriquement possibles et acceptés, ces couleurs sont rarissimes chez le Persan.
Même si le blanc n’est pas une couleur à proprement dit, puisque c’est une tonalité qui masque toutes les autres, les Persans blancs sont classés avec les autres chats de couleurs solides.